samedi 1 août 2015

SAVOIR COMMENT S'Y PRENDRE...C'EST-À-DIRE, PAS COMME LA DIRECTION DU CACANADIEN DE MORTYIAL !


Peu importe le domaine de travail, la gestion du personnel est parfois une tâche complexe et délicate. En certaines circonstances, ne pas savoir comment s'y prendre, agir maladroitement, peut vous exposer aux sarcasmes, à l'embarras, à des situations gênantes qui vous font très mal paraître. Vous perdez la face et vous perdez le respect de votre entourage. Un peu comme le montre la photo ci-haut, où on voit des cheerleaders à l'entraînement, pas trop certaines de la façon qu'elles doivent procéder pour réussir une figure imposée ou une pirouette... Ça semble pour le moins laborieux et embarrassant.


Ce n'est pas d'hier que les CHaudrons n'ont pas le tour avec leurs employés. Sans remonter au déluge, les moins jeunes se souviendront que Henri Richard (photographié avec son célèbre frère Maurice, ci-dessus) avait été humilié par son coach Al McNeil durant la série finale de la Coupe Stanley en 1971. Laissé sur le banc lors d'un match crucial contre Chicago, le "Pocket Rocket", un homme renfermé, taciturne, quasiment muet, avait explosé devant les journalistes après avoir été piqué au plus profond de son orgueil par l'attitude de son pilote.

Le petit numéro 16, recordman pour le nombre de Coupes Stanley gagnées (11) et futur membre du Temple de la Renommée du Hockey, avait été nommé Capitaine des Glorieux au début de cette saison-là, mais il semblait bien qu'il n'avait pas mérité le respect du coach McNeil. Ce soir-là, Richard, à l'étonnement de tout le monde car il parlait rarement en public, traite son coach de "pire incompétent que j'ai jamais vu". Une déclaration-choc, une bombe qui détruira d'ailleurs la carrière d'entraîneur de McNeil. S'inscrivant parmi les légendes du Canaillien, Richard fera gagner son club au 7e match de cette finale de 1971, en enfilant deux buts dans un gain de 3-2 qui assurait une autre Coupe Stanley aux représentants moronréalaids.


Quelques années plus tard, avant le match inaugural de la saison 1974-75, alors que Richard amorçait la dernière de ses 20 années de carrière, tous ses exploits passés (plus de 1 000 points amassés et une confidence de son père qui lui avait dit qu'il était meilleur que son grand frère Maurice !) ne l'empêchèrent pas de subir un autre affront de la part de la direction des CHieux.

Lors de la séance d'échauffement avant la partie disputée au Forum de Montréal, Henri patine en rond et, comme d'habitude, il jette un coup d'oeil au tableau indicateur montrant les alignements des deux formations qui s'affrontent. À sa grande stupéfaction, il se rend compte qu'il ne fait pas partie de l'alignement officiel fourni par l'entraîneur du CH, Scotty Bowman. Le vétéran de 38 ans ne le prend pas du tout et affirme sans ambages que des choses comme ça, ça ne se fait pas ! Il aurait pu accepter d'être laissé de côté par le coach, mais pas de cette façon-là, pas en l'apprenant devant ses coéquipiers et ses partisans, par le tableau indicateur, avant le match d'ouverture par-dessus le marché !Il y a eu bien d'autres exemples de l'incurie des patrons du torCHon. Mentionnons seulement les retraits "tardifs" des chandails de Émile "Butch" Bouchard et de Bernard "Boum Boum" Geoffrion. Et les "affaires malheureuses" de Guy Lafleur et de Patrick Roy qui ont connu des fins atroces dans l'uniforme des Caca. Lafleur, écarté comme un malappris par son entraîneur Jacques Lemaire, et Roy, malmené par Mario Tremblay qui l'a exposé volontairement aux moqueries des fefans dans un match resté mémorable, ont tous les deux mis beaucoup d'années avant de pardonner leur mauvais traitement aux gens de l'organisation mourialaise. "Flower", l'idole de tout un peuple, qui a heureusement pu terminer sa carrière dans la dignité en se retirant dans l'uniforme fleur-de-lysé (photo) ne s'est jamais gêné pour critiquer durement le tricolore jusqu'à tout récemment.


La petite histoire des CHieux nous apprend que même leurs meilleurs porte-couleurs, ceux qui ont couvert de gloire leur ville en gagnant plusieurs Coupes Stanley, parfois en sacrifiant leur santé, n'ont pourtant pas été épargnés par l'ingratitude de leurs patrons et de leurs fans. Ainsi, au début de la saison 70-71, après que le Canadien ait raté les séries pour une rare fois en 1969-70, le grand Jean Béliveau, entreprenant la dernière année de son incroyable carrière, fut hué copieusement par les fefans... C'est vous dire...