jeudi 3 décembre 2020

BENOÎT BRUNET ADMIS À DOUBLE TITRE AU TEMPLE DE LA HONTE DU CH !


Résonnez tambours !  Sonnez trompettes !  Déroulez le tapis de merde !  Le Temple de la Honte du CH accueille enfin un nouveau membre !

L'attente s'est trop allongé, je sais, mais elle en aura valu la peine !  Car ce nouvel intronisé brille par sa singularité !  Il s'avère on ne peut plus digne du déshonneur du Habs Hall of Shame.

En effet, l'heureux élu, le farfelu Benoît Brunet, dit "The Clown" (son surnom dans la Ligue Nationale de Hockey), mérite sa place de choix parmi les pires pourris du Canadien de Montréal, parce qu'il l'a taillée à double titre plutôt qu'un.  Cas assez exceptionnel -et d'autant plus célébré- ici, dans la galerie dégueulasse du Temple de la Honte des CHieux...

D'abord, Brunet est admis en raison de sa médiocre carrière au hockey.  Et, par surcroît, son importune mésaventure au poste d'analyste aux matchs télévisés du torCHon lui vaut une additionnelle mention de déshonneur.

Hockeyeur trotte-menu et fragile comme un roseau fripé, ou un poulet rabougri, Bruniais n'était pas de taille pour jouer avec les grands du circuit professionnel.  Il aurait dû bénéficier d'une permission spéciale afin de poursuivre sa carrière d'adulte dans le midjet aa.

Fragile à l'oeil, sensible au vent que faisait les mastodontes qui le frôlaient de trop près dans la LNH, le chétif et plaintif petit Ben tombait fréquemment malade ou souffrait souvent de multiples blessures, plus ou moins sérieuses.

On ne pouvait pas le qualifier de poule mouillée.  Non, il affectionnait plutôt le jeu robuste.  Du moins, en paroles...  Mais il n'était pas assez intelligent pour comprendre que ses désavantages physiques auraient dû l'inciter à ne pas trop se frotter aux vrais hommes qui portaient les chandails des clubs ennemis.  D'autant plus quand, parfois, dans de rares moments d'intrépidité, il prenait la folle décision de foncer au but adverse alors que de solides gaillards lui barraient le chemin...

Ainsi, par défaut, à cause de sa petite nature de femmelette, le Canne à CHien le cantonna dans un rôle mineur d'attaquant défensif, sur un trio de second ordre.  Mais, avec sa stature de nain de jardin, l'ex-numéro 22 (il a aussi porté le 17) des CHaudrons peinait à faire du ski nautique en cherchant à s'accrocher aux opposants.  Ceux-ci n'étaient guère dérangés par son échec-avant bénin et ses tentatives d'obstruction totalement nulles.

En dépit de leur indulgence envers ce Québécois pure laine, les entraîneurs du Caca ne pouvaient que constater l'inefficacité et l'incapacité du "clown" de remplir ses fonctions, si humbles et si minimes soient-elles.  Ils le laissaient plus souvent qu'à son tour dans les estrades, à l'infirmerie; ou ils le descendaient dans les mineures (Ligue Américaine).


C'est un euphémisme de dire que ce choix de deuxième ronde (27e au total) au repêchage de 1986 a été une cruelle déception.  On parle plutôt d'un flop monumental !  Comme tant de mauvais choix du CH après lui, dans toutes les années qui ont suivies.  Il lui arrivait d'être réaliste et lucide.  Une fois, il a résumé parfaitement sa carrière dans la Ligue Nationale en parlant de son numéro 17 : «Il y a, dit-il un jour, des numéros qui méritent d'aller au plafond, d'autres, aux poubelles.»  Le sien faisant bien sûr partie de ceux qui vont aux vidanges...

Benoît Brunet n'était pas reconnu, loin de là, pour sa «dureté du mental» !  Assez foireux de nature lorsqu'il jouait son hockey junior à Hull, il démontra son immaturité et son manque de perspicacité en se rendant fêter dans un bar alors qu'il n'avait pas l'âge légal pour y entrer.  Sauf que son entraîneur chez les Olympiques de Hull, un dénommé Pat Burns (un ex-policier irascible) avait eu vent de l'affaire et qu'il prit le jeune homme de dix-sept ans en flagrant délit.  On devine que le sévère coach a dû sortir le petit clown du bar par la peau du cou...

Brunet prétend qu'il a appris sa leçon, ce jour-là.  Peut-être que cette erreur lui a mis un peu de plomb dans la tête mais pas au point de faire de lui un meilleur joueur de hockey.  Une de ses faiblesses se situait sans conteste...au-dessus des épaules.  Ce qui transpira abondamment au cours de sa seconde carrière, à la télé, en tant qu'analyste au Réseau des Sports (RDS).

Plus encore que durant son passage raté dans la LNH, où ses nombreuses absences et son insignifiance l'ont caractérisées, c'est son désastreux travail de commentateur aux matchs télévisés des CHaudrons qui a vraiment ruiné sa réputation.  Aux côtés du descripteur Pierre Houde, Brunet s'est révélé une nullité absolue.

Même dans la colonie journalistique, où on se protège généralement entre confrères, le pauvre Ben a été vertement critiqué et rejeté par ses nouveaux partenaires.  Parmi ceux qui l'ont cloué au pilori, notons un illustre membre du Temple de la Honte du CH, nul autre que le crétin Mathias Brunet.  Je sais que ce n'est pas une bonne référence, quoiqu'il n'est pas illogique qu'un cave qui s'appelle Brunet puisse bien reconnaître un autre Brunet aussi cave que lui.

Contrairement à ses articles bidons (des torchons sur le torCHon), Mathias "Brun Nez") Brunet a pondu un papier qui se tient plutôt bien au sujet des analyses simplistes et bourrées de clichés de son homonyme Benoît.  Le journalèche-cul du Canadien, payé par le journal LA PRESSE, déplorait également l'ignorance de Ben au sujet des autres clubs de la grande ligue, ainsi que sa vision dépassée du hockey professionnel.



C'est quand même quelque chose (comme dirait Mario Lemieux) que le vaniteux mange-marde du CH qu'est Mathias Brunet ait déclaré être allergique aux analyses de Benoît Brunet au point de devoir regarder les parties de hockey de ses favoris sur une autre station de télévision.  Le scribe de LA PRESSE ajoutait que le français de Ben est «médiocre».

Un français médiocre qui s'accorde bien avec le personnage et qui fait les délices du site humoristique LE SPORTNOGRAPHE (https://sportnographe.com/).  Parmi les perles enregistrées par les "sportnographistes" mettant en vedette le cancre Brunet, mentionnons ce commentaire qui gâte vraiment la sauce :

«Oubliez Lafrenière.  Si on l'a, ça c'est du gravy sur la poutine.  Scuse l'expression, mais c'est du gravy sur la poutine plein de sauce.  Mais le neuvième choix est vraiment important la façon que je vois l'équipe...»

Par ailleurs, Benoît le clown n'est jamais à court d'anglicismes ni de "nouveaux" mots pour exprimer ses sottises simplistes ou ses lapalissades : «Est-ce qu'il a plus d'opportunités à Montréal que peut-être ailleurs ?  Oui.  Mais il a saisi sa chance.  C'est un indispendable.  Un indispendable

Si Brunet manque de connaissance en hockey, ses oeillères en matière de courses de chevaux démontrent amplement son étroitesse d'esprit : «De temps en temps, j'aimerais ça qu'il enlève un peu ses étriers (sic), comme à Blue Bonnets, qui rouvre ça un peu et qu'il regarde un peu ce qui se passe à gauche et à droite.»

Si le jeu de Ben laissait beaucoup à désirer sur les patinoires, on peut en dire autant de ses jeux de mots de la même catégorie que les perronismes de l'ancien entraîneur du CH, Jean Perron : «La perte de Galchenyuk va donner l'opportunité à des joueurs d'élever leur cran d'un jeu.»

Et ça prend du cran pour récidiver de plus belle : «Des joueurs qui vont élever leur cran d'un jeu pour avoir un rythme assez élevé dans les dix premières minutes.»

Bien sûr, Brunet n'a pas la langue dans sa poche lorsqu'il affirme : «Si y'a des entraîneurs qui parlent francophone (sic) qui sont excellents et qui pourraient venir aider le Canadien.»

Si Ben se trompe de mots, il se trompe aussi de personnes, de pays ou de métier : «Les deux frères sautaient sur la glace, s'occupaient des matadors (sic) de l'autre côté, pis après ils nous disaient : allez jouer au hockey.»

De même, l'ex-joueur poche du CHicolore est nul à chier lorsqu'il mélange ses couleurs en déclarant : «Il en a vu des roses et des pas mûres.»

Difficile de reculer plus loin en termes de langage lorsqu'on entend Brunet conseiller : «Tu les fais jouer dans le match numéro quatre, mais tu les fais jouer dans le match numéro cinq quand t'es accolé (sic) au pied du mur, moi j'étais pas d'accord avec cette décision-là.»

O.K. on comprend que Benoît est faible en français, mais il n'est pas fort non plus en mathématiques.  Durant un match contre le Lightning de Tampa Bay, le pauvre ex-porte-couleurs du CHiard s'est dit impressionné par le talent de buteur de Steven Stamkos.  En calculant les 231 buts en 403 parties du capitaine des Bolts, Bruniais arrive à une moyenne de 1,7 but par match.  Wow !  Un jeune élève du primaire sait que cette simple division donne un résultat de 0,57 but par partie.  Pas le simplet Brunet qui, décidément, semble au-dessus de la moyenne des triples idiots !

Faut-il en rire, faut-il en pleurer, que ce soit sur ou en dehors de la patinoire, le nouveau membre du Temple de la Honte du CH a exaspéré au coton les fefans du Cacanadien.  Mais je crois que c'est encore pire depuis qu'il sévit derrière les micros, à la télé.  En lisant les récriminations des farouches partisans de la Sainte Guenille sur les réseaux sociaux, il y a de quoi se taper sur les cuisses en se tordant de rire.

Voici certains joyaux éructés par les fefans au sujet de leur tête de turc préférée.  Ils sont écrits dans un français massacré qui montre bien leur propre déficience intellectuelle.  Excédé par les répétitions énervantes du mot "limite" par Brunet, un fefan démontre que sa patience a atteint ses limites, et il se plaint du manque de vocabulaire de l'analyste :      

«C’est limite, tellement limite, la mise en échec était limite, le hors-jeu était limite, son QI était limite, sa connaissance du hockey était limite, sont talent était limite, tout est limite avec Bénoit.
Asti qui m’énarve, presqu’autant que Demers et l’autre Joël Chose qui s’aime tellement que c’est limite.
Au moins ces deux clowns on peut les aisément les zapper.»

Ah ! Ah ! Ah!  Ah ! Ah!  Trop drôle !  Du bonbon !  Un autre auditeur supplie RDS : 

«S’il vous plait, il est important pour la qualité des reportages que Benoît Brunet soit remplacé. Il est platte à mort.» En effet, c'est le moins qu'on puisse dire !  Il faut également comprendre le contexte.  Le club de hockey Canadien est devenu une épave à cette époque.  Les défaites et les humiliations s'accumulent.  Les pousseux de puck des CHieux font honte à leurs fans (et clients), et les commentaires insipides de Brunet font déborder le vase plein de merde.  Un fefan à boutte s'écrie :

«En plus que le CH ne joue pas bien et que a chaque games je viens en cr …. devant ma télé !!!! Benoit Brunet me pompe encore plus avec sais ost…. de commentaires qui a pas rapport !!!!!!!!!!!!!»

Tout aussi en colère, perdant complètement les pédales et la boule, un autre bipolaire amateur du Caca envoie son message par ordinateur et celui-ci doit bouillir : 

«C’est pas nouveau pour notre fameux Réseau Du Studio (RDS). Ils ont la fâcheuse habitude d’engager des bons petits Québécois pour nous faire avaler la pilule comme quoi le CH est bon. Mais merde, dîtes les vraies affaires; on n’est pas aveugle! Ben Brunet, Joel Bouchard, Jacques Demers….les avez-vous vus, plutôt entendus lors des entractes ??? Les gars devront en donner plus, patiner plus, lancer plus….pis vous autres radottez moins !!!

Maudit, pense que m’a lâché mon ordi avant de commencer à sacrer…»



Ô !  Quel cri du coeur !  Que de vérités profondes !  Mais attendez de voir les élucubrations de ce fefan moraliste qui ne donne pas sa place pour condamner le détesté Brunet :

«Je maintiens mes dires sur le cas de Benoit Brunet: il était pourrit en tant que joueur de hockey et aussi mauvais en tant qu’analyste sportif. Je ne sais quel est le cachet verser à celui-ci par le club du Canadien pour dire autant de conneries dans une période…. Quand on ne sait pas ce que l’on dit à la télévision on reste à la maison. Alors, à quand la retraite de ce dit Brunet?»

Bien "dit".  Certains fefans en ont tellement assez de Ben le clown qu'ils en font une maladie :

«Je suis un fan du canadien ,mais je ne suis plus capable d écouter le Hockey à RDS. Quand Benoit Brunet parle il me pousse des boutons!!!»

Un téléspectateur à bout de nerfs revient sur les "problèmes" de mathématiques de l'ex-no 17 des CHokers :

«Ce qui m’énerve le plus de Benoit, c’est quand il parle de « mini 2 contre 1″, c’est un 2 contre 1 ou pas, y’a pas de « mini » 2 contre 1.

En fait, juste mettre les mots dans le bon ordre semble tellement « dissicile » pour lui…»

Vraiment, n'en ajoutez plus !  La coupe est pleine.  Suffisamment en tout cas pour justifier l'entrée en grandes pompes (et par la porte d'en avant s.v.p.) de l'incroyable Benoît Brunet dans le Temple de la Honte du CH.  Et il y entre deux fois plutôt qu'une.  D'abord à titre de joueur excessivement poche.  Ensuite à titre d'analyste hockey pourri.  Bienvenue à Ben "the clown" Brunet.  Faisons-lui une belle haie de déshonneur pour l'accueillir comme il se doit !  Hip ! Hip ! Hip ! Hourra !


jeudi 28 décembre 2017

UNE COUPE STANLEY DANS LES 32 DERNIÈRES ANNÉES POUR LE CACANADIEN : IL EST BIEN LOIN LE TEMPS DES GLORIEUX...


Un quart de siècle, que le Cacanadien de Mourial n'a pas gagné la Coupe Stanley.  Et une Coupe dans les 32 dernières années.  Pas fort !  Très ordinaire !  Pas mieux que la plupart des autres équipes de la Ligue Nationale de hockey.  Il est bien loin le temps des dynasties et des Glorieux !  À ce rythme là, la CHnoutte n'en remportera pas une tonne d'ici 2100 !  Pas de quoi pavoiser et se péter les bretelles pour les fefans...  Qui nous rabâchent pourtant toujours les oreilles avec leur ancienne histoire des 24 Coupes Stanley des CHieux.  Revenez-en, c'est terminée cette époque-là.  C'est maintenant la médiocrité qui est la norme pour les CHaudrons moronréalaids.  Du hockey minable...


Oui le torCHon est devenu un club quelconque depuis qu'il n'a plus, comme dans les années 1950 jusqu'à la fin de la décennie '70, les avantages injustes qui lui permettaient de dominer la Ligue.  En ces temps-là, le CHiendent avait plus d'argent que les autres concessions de la LNH, ce qui le rendait capable de se payer un Jean Béliveau ou d'autres joueurs de calibre supérieur.  Il avait aussi les moyens financiers pour se doter un système de recrutement et des dépisteurs qui faisaient une bonne différence pour bâtir un club solide.  Grâce au favoritisme des autorités de la Ligue à son endroit, le Caca avait sa chasse gardée pour puiser dans le bassin des joueurs québécois.  Il avait en effet une vaste zone protégée autour de MortYial, où les autres clubs ne pouvaient aller pour repêcher des hockeyeurs, là où se trouvait d'ailleurs les meilleurs talents de toute l'Amérique.  Depuis que les règlements sont plus équitables pour tous et qu'il y a un plafond salarial, ça va moins bien pour les Cannes à CHiens...  Idem depuis que l'abondante source des valeureux hockeyeurs québécois s'est tarie...  En se défonçant et en s'arrachant le coeur pour l'honneur de la race et du Canadien, ce sont eux qui poussaient l'équipe au sommet...

C'était encore plus vrai en séries éliminatoires.  Les vedettes de la Sainte Flanelle portaient le club sur leurs épaules et faisaient flèche de tout bois.  Aujourd'hui, on est loin de cette époque bénie avec des gros contractants frileux comme Max Pacioretty et Scary Price, pour qui c'est trop forçant et trop dangereux quand vient le temps du hockey physiquement exigeant des séries Stanley...  Une des dernières vraies étoiles des Canailliens, Guy Lafleur, les a d'ailleurs justement dénoncés pour leur manque de nerf et d'intensité lors des dernières séries.  Des vrais de vrais comme Lafleur, il n'y en a plus chez les CHieux de la métropauvre.    


Les vieux fefans de 65 ans et plus se rappellent qu'il n'y a pas si longtemps, avant l'arrivée de beaucoup d'Européens et d'Américains dans la LNH, le CH alignait, à chaque saison, de 65 à 80% de fiers joueurs Québécois pour défendre l'honneur et la réputation glorieuse du club. De la dynastie des années '50 jusqu'à la conquête de la dernière Coupe Stanley (ce sera vraiment la dernière) en 1993, on pouvait presque toujours retrouver dans l'équipe : une douzaine de Québécois francophones; deux ou trois Québécois anglophones; quatre ou cinq voisins Ontariens et un ou deux gars de l'ouest canadien. C'était assez facile de créer l'unité au sein de la formation. Il n'y avait pas beaucoup de cliques dans l'équipe. Les joueurs pouvaient facilement s'identifier à leurs exigeants partisans, à la ville, à la province, au pays tout entier. Ils jouaient pendant plusieurs années ensemble, allaient à la guerre ensemble, ne comptaient pas les blessures, en venaient à former une famille. Ils étaient dédiés à la cause du club et ils étaient orgueilleusement déterminés à faire l'impossible pour continuer la tradition gagnante du CH.


En regardant le film de Gilles Groulx (UN JEU SI SIMPLE, 1964) sur le site de l'Office National du Film (http://www.onf.ca/film/Un_jeu_si_simple), on prend conscience de tout ce que ça signifiait, à cette époque, de jouer pour le Canadien de Montréal. La passion des foules, assistant aux parties à l'ancien forum, n'était pas moins forte que celle qui survolte les fefans d'aujourd'hui puisque les gens pouvaient s'identifier encore plus à un CH composé très majoritairement de joueurs issus de leur peuple, de leurs familles, tricotées serrées. Excités, euphoriques après les buts ou les beaux jeux de leurs p'tits gars; debout ou assis sur le bout de leur siège; criant, gesticulant ou grimaçant de peur; fâchés contre les arbitres ou les méchants de l'équipe ennemie, les membres de ce public, mordu de hockey et surtout du bleu, blanc, rouge, avaient l'impression qu'ils étaient sur la patinoire et forçaient ou fonçaient avec ses favoris. Tout au long des matchs, en voyant toute la gamme des émotions défiler sur les visages de ces partisans et de ces partisanes enragés de la Sainte Flanelle, on peut comparer ce phénomène d'envoûtement à celui qui caractérisait les foules assistant à des galas de lutte. Sauf que lorsqu'il y avait du sang sur la glace, c'était du vrai. Pas du ketchup comme dans les arènes de lutte...


Les amateurs de hockey de ce temps-là, où il n'y avait que six équipes dans la Ligue, en venaient à bien connaître les joueurs des clubs adverses. Les rivalités étaient plus intenses. Le jeu ressemblait à celui pratiqué aujourd'hui, sauf que, de nos jours, les hockeyeurs sont plus et mieux entraînés, leur salaire a explosé, ils jouent dans des bâtisses "high tech" valant des fortunes, l'équipement et les techniques ont été améliorés.  Surtout en ce qui concerne les gardiens de buts.  Si beaucoup de joueurs ont encore le feu sacré, la plupart traitent leur métier comme une business et vendent leurs services aux plus offrants. Si ça ne fait pas ici, se disent-ils souvent, ça fera ailleurs... Autrefois, on était plus attaché à son club, on se battait pour lui, avec un esprit de sacrifice, malgré la souffrance. Par exemple, dans le film de Groulx, Boum Boum Geoffrion énumère la longue liste des blessures qui l'ont affligé durant sa carrière. Il s'est fait briser des membres et des articulations, a eu le nez cassé à neuf reprises et ses plaies nombreuses ont nécessité pas moins de 200 points de suture. On voit aussi Lou Fontinato se casser le cou en étant frappé par un joueur adverse.  Il a survécu à l'accident, mais, devenu infirme, il a dû mettre un terme à sa carrière.


Longtemps après cette époque héroïque, le sujet de la présence de Québécois francophones au sein de l'alignement des CanaCHiens, soulève moins les passions.  L'évidence statistique est implacable : les joueurs Québécois francophones sont de moins en moins nombreux dans la NHL et qu'ils sont maintenant éparpillés parmi 31 clubs. Impossible de revoir comme autrefois un CH à 60 ou 80% de gars venant du Québec. Certes, il pourrait actuellement y en avoir plus, mais depuis que Trevor Timmins est en charge du repêchage pour les CHieux, il a jeté son dévolu sur les jeunes Américains... Sans compter que les joueurs autonomes Québécois n'osent pas signer pour la CHiasse à cause des fefans bipolaires, des problèmes de fiscalité, de taxes, et de journalistes-espions-toujours-rendus-dans-ton-fond-de-culotte. Oui, j'imagine que, parfois, les vieux fefans du CH sont nostalgiques en ressassant leurs souvenirs du bon vieux temps. Du temps du Canadien canadien, vaillant et gagnant. Pas du Canadien étranger, errant et perdant des vingt-cinq dernières années...  "A team without courage"...

lundi 26 septembre 2016

MEMBRES ÉMÉRITES DU TEMPLE DE LA HONTE DU CANADIEN : LES FRÈRES MOLSON !


Pour mesurer le coût de la vie et le comparer entre divers pays, on peut utiliser plusieurs variables économiques.  Un moyen original de faire cette opération c'est aussi de relever le prix d'un "big mac" ou le prix d'une bière à l'échelle internationale.  Et si on appliquait cela à la Ligue Nationale de Hockey ?  Si on comparait combien il en coûte aux amateurs de hockey pour acheter une bière dans l'un ou l'autre des trente arénas à travers la Ligue ?  Ça nous donnerait une idée sur l'identité des propriétaires de franchise de la LNH qui exploitent le plus leurs clients.  Et si on charge une somme exorbitante pour la bière, on peut se douter que le prix des autres produits dérivés (camelote comme chandails, casquettes, fanions et autres bébelles) est à l'avenant.

Alors qui vend sa bière le plus cher dans la LNH  ?  Vous l'aurez deviné, ce sont les propriétaires majoritaires du torCHon, les frères Molson (voir tableau ci-dessous).  Une belle unité de mesure pour établir qui sont les pires crosseurs de la Ligue.  Le prix de la bière vendue aux fefans du Caca est de 75¢ l'once, deux fois plus élevé que celui demandé aux spectateurs assistant aux matchs des Blue Jackets de Columbus.



Bien que la brasserie Molson soit passée sous contrôle américain lors de la fusion avec Coors (siège social à Denver au Colorado) en 2005, la famille Molson détient encore le tiers des voix au conseil d'administration. D'où leur intérêt à demander le gros prix pour la bière vendue aux fefans au Centre PouBell.  Mais, d'un autre côté, s'ils faisaient une faveur à leurs partisans en leur vendant le houblon au prix du gros, il y aurait beaucoup trop de monde ivre aux matchs des CHaudrons. Les fefans ont déjà assez les facultés affaiblies lorsqu'ils sont à jeun !  Vendez-leur la bière à rabais et ce sera la catastrophe ! Mieux vaut limiter leur consommation en leur chargeant le gros prix. L'argent rentre pareil et on limite les dégâts !

On a déjà interrogé la direction des CHaudrons au sujet du prix prohibitif de la bière dans l'antre des Molson. Les porte-parole des exploiteurs des fefans avaient répondu que leurs prix étaient comparables à ceux des autres établissements publics où on vend des boissons alcoolisées. Selon ce que j'en sais, cette affirmation serait mensongère (comme bien d'autres; avec les Molson, on est habitué aux mensonges et aux demi-vérités). On m'a dit que la bière se vendait $ 8 dans les bars. Si les Molson la vendent effectivement près de  $ 12, ça fera une "petite" différence de 50%... Rien que ça... "Liar, liar, pants on fire" comme disent les Anglais...


On a aussi interrogé des fefans au sujet du vol dont ils sont victimes quand ils se paient une bière au Centre PouBell.  L'un d'eux, encore plus cave que les autres, a affirmé avec fierté qu'il continuerait à s'acheter de la bière Molson même si on la lui vendait $ 20 le verre !  Quand tu es dopé du Cacanadien, tu ne l'es pas à peu près !  Beau cas de lavage de cerveau !

Même en passant par-dessus tous les autres tours de passe-passe que les Molson emploient pour berner et plumer leurs nigauds de fans, le prix qu'ils leur fait payer leur pisse de cheval suffit amplement comme scandale leur ouvrant toute grande les portes du "Habs Hall of Shame".  Bien sûr, puisqu'ils sont des bandits de première classe, ils sont admis à titre de membres émérites.  C'est naturel !  Levons nos verres à cela !