Savoir quels ont été, ou sont encore aujourd’hui, les pires joueurs du Canadien de Montréal, est une question purement subjective, mais certains noms viennent spontanément à l’esprit.
Au Québec, les vrais passionnés de hockey sont souvent de fins connaisseurs. Ceux qui ont assisté en personne aux performances des pires porte couleurs de la Sainte Guenille sont souvent des juges plus fiables que les journalistes biaisés des médias montréalais, ou les pseudo experts qui basent leurs évaluations uniquement sur les statistiques.
Bien sûr, pour déterminer quels joueurs du CH ont le plus fait honte à leur équipe, certains pointeront vers leurs hauts choix de repêchage qui ont fait « patate ».
D’autres se tourneront vers les joueurs acquis par échange qui se sont avérés désastreux avec le bleu blanc merde.
Ou encore, on pensera aux signatures d’agents libres qui ont échoué lamentablement dans leur passage avec le club de la métropauvre.
Pour ma part, je préfère choisir des "pourris" qui ont passé assez de temps avec le Caca pour avoir largement prouvé leur incompétence en ayant les deux pieds dans le même patin.
J’aime parcourir les réseaux sociaux, où des sondages informels ont été réalisés, afin de connaître l’avis des gens sur les pousseux de puck du torCHon. Il y en a eu un certain nombre sur les joueurs vraiment poCHes, sur les pires "deux de pique" de l'histoire des Canailliens. Des commentaires parfois savoureux sur leur médiocrité et leurs misères !
Parmi les noms qui reviennent le plus souvent parmi ces fameux "citrons", on trouve celui de l’horrible défenseur Patrick Traverse.
Né à Montréal (Haïti Nord) le 14 mars 1974, ce grand flanc mou de 6'4" pesant 207 lbs de graisse de bine, joue son hockey junior avec les Cataractes de Shawinigan et les Lynx de Saint-Jean de 1991 à 1994.
Repêché par les Sénateurs d’Ottawa en troisième ronde (50e choix) lors de l’encan de 1992, il devra patienter jusqu’à la saison 1995-96 pour faire ses débuts officiels dans la grande ligue, disputant alors cinq matchs avec la "grande" équipe.
Entre sa sélection au repêchage de 1992 et ses premiers matchs avec les Sens, il a été renvoyé d’abord à son club junior, puis au sein de leur club école, les Senators de l’Île-du-Prince-Édouard.
Pas assez bon pour la Ligue Nationale, il se retrouve ensuite à galérer dans les ligues mineures pendant quelques saisons : Worcester (AHL), Grand Rapids (IHL) et Hershey (AHL).
Il revient jouer pour les Sénateurs d'Ottawa pendant deux campagnes (1998-2000), mais, ne faisant pas l'affaire nulle part, il est échangé trois fois par la suite.
Ensuite, le 18 novembre, les Bruins de Boston font son acquisition et celle de l'ailier gauche Andrei Nazarov en échange de Samuel Pahlsson.
Finalement, Traverse revient dans sa ville natale le 21 février 2001 en échange d’Eric Weinrich.
Véritable globe-trotter, Traverse enchaînera sans cesse des séjours avec les CHieux, sur la liste des blessés, ou dans la Ligue Américaine (Hamilton, Citadelles de Québec) pour finir sur le vieux continent.
Au total, il aura joué 109 matchs avec le Canadien, inscrivant 23 points, dont quatre buts, avec un piètre différentiel de -24, ainsi que 48 minutes de pénalité.
Quand il fait partie de l'alignement du CH, c'est dans le rôle de bouche trous. On l'amène à la rescousse pour remplacer des arrières blessés, ou parce que le club manque de profondeur à la ligne bleue.
C'est avant tout un joueur de soutien qui...ne soutient pas grand chose, et qui donne encore plus de profondeur à la défensive des Habs-Not en la callant encore plus profondément !
Ceux qui l'ont vu jouer à Montréal disent de lui qu'il était :
- mou ("soft", c'est-à-dire pas physique pour cinq cents);
- une étourdissante machine à revirements;
- ne savait pas patiner, car il tombait souvent par lui-même sur la patinoire, en s'enfargeant dans ses lacets de patins, ou s'il ventait le moindrement;
- ne savait pas manier la rondelle avec ses mains pleines de pouces;
- avait fréquemment les pires crampes au cerveau qu'on puisse imaginer !
Partout où il a traîné ses patins sur la glace, les clubs pour lesquels il jouait finissaient par s'en débarrasser, refusant de renouveler son contrat. On le plaçait au ballottage, on l’envoyait dans les mineures, ou on l’échangeait ou on le laissait devenir agent libre.
À Montréal, le bouffon entraîneur Michel Therrien, découragé par son jeu, ses gaffes, et son insignifiance, a souvent perdu patience à son égard.
C'est ainsi que, devenu agent libre, à la fin de son passage avec le Canadien, il a eu la chance inespérée de signer un contrat avec les Stars de Dallas. Il n'a joué qu'un match pour eux en 2005-2006, avant d'être encore exilé dans la Ligue Américaine (Hamilton, Worcester).
Il a terminé sa carrière en Europe (DEG Allemagne et Hamburg) de 2009 à 2012.
Il a admis lui-même que s’il a pu évoluer dans la Ligue Nationale (279 matchs, fiche de 14-51-65, 113 minutes de punition), c’est grâce aux expansions qui ont porté le nombre d’équipes à 30. Les observateurs, - surtout ceux qui l’ont vu multiplier les mauvaises performances -, partagent entièrement son point de vue ! Avec autant de clubs, le talent était dilué dans chaque formation de la LNH...
C'est pourquoi, après un parcours si remarquable (!!!), je l'accueille avec enthousiasme dans mon poussiéreux TEMPLE DE LA HONTE DU CH (HABS HALL OF SHAME). Bienvenue Patrick !
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