dimanche 16 février 2025

ANDRÉ RACICOT AU TEMPLE DE LA HONTE DU CH À CAUSE DE SON SURNOM ?



RÉPUTÉ  ÊTRE  LE  PIRE  GARDIEN  DE  BUTS  DANS  L'HISTOIRE  DU  CANADIEN  DE  MONTRÉAL,  ANDRÉ  "RED  LIGHT"  RACICOT  A-T-IL  ÉTÉ  SI  MAUVAIS,  OU  BIEN  A-T-IL  ÉTÉ  SEULEMENT  VICTIME  DE  LA  MÉCHANCETÉ  GRATUITE  DES  JOURNALISTES  ET  DES  PARTISANS  DE  L'ÉQUIPE  ?


Dites moi, est-ce que vous avez un surnom ?  Comment vous appelle-t-on parfois, que ce soit par affection, ou pour vous agacer un peu ?  Enfant, j'avais un surnom, mais je n'oserais pas le révéler ici maintenant !  Je n'ai jamais su d'où ça venait, ni ce que ça signifiait vraiment...


Au hockey, notamment chez les professionnels de la Ligue Nationale, les surnoms constituent une tradition assez répandue. Cependant, ces dernières années, il semble que l'originalité ou l'imagination fasse défaut pour ce type d'appellation, qui se veut avant tout une marque de camaraderie.  On se contente trop souvent d'utiliser un diminutif en "i", en "er", ou en "y", appliqué au nom, ou au prénom du joueur.  


Par exemple, chez le torCHon (CH), parmi les joueurs actuels, Josh Anderson, c'est "Andy"; Joël Armia, c'est "Army"; Kirby Dach, c'est "Dacher"; Brendan Gallagher, c'est "Gally", etc.
  


Autrefois, on était plus créatif pour ce genre de personnalisation.  Chez les CHaudrons, qui jadis étaient plus glorieux, on se souvient de Maurice "Rocket" Richard, de Bernard "Boom Boom" Geoffrion, de Jean Béliveau dit "Le Gros Bill", du "Roadrunner" Yvan Cournoyer, de Guy Lafleur, surnommé "Flower", etc.  Souvent, c'étaient les journalistes, qui suivaient les activités de l'équipe, qui choisissaient les surnoms des joueurs.


Dans les autres clubs de la NHL on connaît "Sid the Kid" pour Sidney Crosby.  Autrefois on surnommait Bobby Hull "The Golden Jet", le gardien Richard Brodeur a connu ses heures de gloire en étant couronné du titre de "King Richard", avec les Canucks de Vancouver, Doug Gilmour était coiffé du titre "Killer", et le dur à cuire Dave Semenko avait hérité du surnom de "Cementhead" !


Pour d'autres joueurs, leur surnom fut moins heureux ou moins humoristique.  Par exemple, l'ancien gardien auxiliaire du Canadien de Montréal, André Racicot (1989-90 à 1993-94) fut surnommé "Red Light Racicot" dès son premier match dans la LNH.



"Red Light" (lumière rouge en français) c'était pour signifier qu'il gardait mal le filet, et qu'il allouait beaucoup trop de buts aux adversaires, ce qui faisait allumer trop fréquemment la lumière rouge située derrière la cage du gardien, de l'autre côté de la baie vitrée, et qui scintille quand un but est marqué.


Racicot avait été repêché en 1989, en 4e ronde (83e au total), par le Cacanadien.  À 20 ans, le 9 décembre de cette année-là, il faisait ses débuts professionnels dans un match contre les Maple Leafs à Toronto.


Extrêmement nerveux mais ravi d'avoir enfin sa chance de montrer ses talents, la recrue native de Rouyn-Noranda (Abitibi) n'avait su qu'après la période d'échauffement, -durant laquelle c'était plutôt  Patrick Roy qui semblait désigné comme le gardien partant-, qu'il serait d'office devant le filet pour cette rencontre contre les grands rivaux de son équipe.



Dès les premières minutes de l'affrontement, le ciel est tombé sur la tête de Racicot.  Après seulement 13 minutes de jeu, il avait "donné" trois buts sur seulement six lancers (un sur le premier tir, un autre sur le 3e, puis un dernier sur un lancer de loin), avant d'être remplacé par Roy.  Revenu derrière le banc des joueurs de son club, il s'était effondré au sol, désespéré, avant de se ressaisir et de finir par s'assoir sur le banc, à côté de ses coéquipiers.


Découragé, Racicot était convaincu qu'il avait manqué sa chance de faire ses preuves et de mériter le poste de second à Patrick Roy.  D'ailleurs, il ne disputa plus aucune partie cette saison là pour le Tricolore.  Après la joute, une cinglante défaite de 7 à 4 contre les Leafs, il n'est pas clair quel journaliste ou chroniqueur affubla le pauvre gardien recrue du CH du surnom dérisoire de "Red Light Racicot".  Trois noms ont été avancés : Michael Farber ou Red Fisher (les deux à la Montreal Gazette), ou Don Cherry (Hockey Night in Canada, sur CBC).


"Red Light" fut un surnom marquant pour Racicot.  C'était à la fois drôle et moqueur mais seulement pour les scribes et les amateurs de hockey.  Dès le début de la carrière de celui qui est maintenant à l'emploi d'une grande compagnie minière au Nunavut, cette étiquette est restée collée à son nom, et elle lui a valu le mépris presque haineux des fans du Canadien.




Par la suite, à partir des saisons 1990-91 à 1993-94, André Racicot a dû lutter avec plusieurs autres substituts de Patrick Roy (photo ci-dessus, lors du fameux match du 2 décembre 1995), pour réussir à jouer dans la Ligue Nationale.  Ses rivaux ont été : 

🏒 Jean-Claude Bergeron en 1990-91 (18 matchs, fiche de 7-6-2, moyenne de buts alloués de 3,76 et pourcentage d'arrêt de 86,2 %); 

🏒 Frédéric Chabot (16 matchs, de 1990-91 à 1993-94 + 1998-99 ⇾ fiche de 1-4-1, moy. 2,65 et % d'arr. de 89,9);

🏒 Roland Melanson (9 matchs joués en 1991-92, fiche de 5-3, moy. 2,68 et % d'arr. de 88,7);

🏒 Ron Tugnutt (15 parties jouées en 1993-94 et 1994-95, fiche de 3-6-2 plus une défaite en séries éliminatoires, moy. de 3,48 et % d'arr. de 87,8);

🏒 Les Kuntar (6 rencontres en 1993-94, fiche de 2-2, moy. de 3,18 et % d'arr. de 87,7).



En comparaison, André Racicot a quand même joué dans 68 parties du CH (dont 53 fois comme gardien partant).  Sa fiche n'est pas si mauvaise (26-23-8) avec une moyenne de buts accordés de 3,50 et un pourcentage d'arrêt de 88 %.  Il n'a joué que pendant 31 minutes et 16 secondes en quatre parties des séries éliminatoires, en étant débité d'une défaite, avec une terrible moyenne de 7,68 et un faible pourcentage d'arrêts de 83,3.


Même s'il n'a été sur la glace que pour 18 minutes et 14 secondes, durant les playoffs de 1993, ce fut suffisant pour que son nom soit inscrit sur la Coupe Stanley cette année là.  En saison régulière, il avait tout de même assez bien fait comme auxiliaire de Patrick Roy.  En 26 matchs, il avait maintenu un dossier de 17-5-1, pour une moyenne de 3,39 et un % d'arr. de 88,1.


Racicot, un mauvais gardien ?  Il y en a eu des pires que lui dans la Ligue Nationale.  Si on le compare aux autres gardiens substituts de son époque, dans la grande ligue, il se situe à peu près dans la moyenne.  Mais il avait le grand désavantage de jouer dans l'ombre de Patrick Roy, un des meilleurs cerbères de tous les temps.  Et Racicot évoluait aussi à Montréal, devant les partisans les plus fanatiques et les plus sévères dans le marché du hockey professionnel.


On peut dire aussi qu'il n'a pas été très chanceux.  Après une mauvaise sortie contre les Panthers de la Floride (six buts contre lui dans une défaite de 8 à 3), le 24 janvier 1994, Racicot n'a plus jamais rejoué pour le Canadien.  Il aurait pu avoir une autre chance avec les Kings de Los Angeles, mais le lock out de 1994 est venu contrecarrer ses plans.


S'est amorcé ensuite un interminable exil dans les ligues mineures jusqu'à sa retraite du hockey en 2005.  Si on compte ses années junior, il aura joué dans douze ligues différentes et il aura fait partie de 24 équipes, dont 17 à ses onze dernières saisons !  Je ne sais pas si c'est un record, mais ça doit être proche !


On l'a vu entre autres, dans la Ligue Américaine (Sherbrooke, Fredericton, Albany, Portland); la Ligue Internationale (Phoenix, Indianapolis, Peoria, Kansas City, Las Vegas); la East Coast League (Columbus, Greensboro); la Western Professional Hockey League (Monroe Mocassins); la Winnipeg Central Hockey League (Bakersfield); en Russie en 1999-2000 (HC Neftekhimik); dans des Ligues Senior du Québec (Granby, St-Georges de Beauce, St-Jean, Rivière du Loup.



Est-ce parce qu'il ne faisait pas l'affaire qu'il a changé si souvent d'équipes ?  Est-ce qu'il a été injustement victime de son sobriquet de "Red Light Racicot" ?  Que ce soit justifié ou non, il est devenu, avec ce triste titre, synonyme de mauvais gardien, de gardien "pourri".  Une sorte de légende urbaine...


Quand on lui demande son avis, Racicot dit qu'il ne regrette rien.  Son rêve n'était pas de jouer dans la Ligue Nationale, et pour le Canadien de Montréal.  Ce fut un bonus et une satisfaction d'y arriver.  Il a toujours compris et accepté son rôle.  Celui de substitut du grand Patrick Roy.  Avec les inconvénients que cela comportait, et le rôle ingrat que cela représentait, surtout aux yeux des partisans, qui n'en avaient que pour Saint Patrick.


Vis-à-vis lui, aucun autre gardien du CH, ou même de la LNH, ne pouvait supporter une comparaison avantageuse, durant cette période, dans la première moitié des années 1990.  Le degré d'excellence que les difficiles fans du "bleu blanc rouge" exigeaient de Racicot, c'était tout simplement impossible qu'il puisse le leur donner.  Est-ce qu'il méritait pour autant leur dédain ?




Et est-ce que ce ne sont pas ces mêmes partisans enragés qui ont chassé Roy de Montréal en le huant lors de cette malheureuse défaite de 9-2, le 2 décembre 1995, contre les Red Wings de Détroit ?  Tout ça après leur avoir donnés deux Coupes Stanley, et avoir mérité trois trophées Vézina...


Néanmoins, Racicot a une bague de la Coupe Stanley.  Il en est très fier, comme de ce qu'il a accompli durant sa longue carrière de joueur de hockey.  D'après lui, si le Canadien l'a laissé tomber à la fin de la saison 1993-94, c'est parce que les dirigeants du club ne pensaient pas qu'il pourrait se remettre d'une grave blessure qu'il avait subie à un genou.


À cause d'un surnom offensant et odieux qui lui a été attribué dès son premier match en carrière avec le Canadien, André Racicot était condamné d'avance par l'histoire.  Il a eu la malchance de souffrir des comparaisons avec Saint Patrick Roy.  Alors qu'il n'était qu'un second violon, les fans du CH exigeaient qu'il soit un premier de classe.  C'était trop demandé, et cela n'a pas aidé le principal intéressé.


En quelque sorte, ce sont ces fanatiques fefans du CHicolore qui font aujourd'hui entrer André "Red Light" Racicot au Temple de la Honte du CH (Habs Hall of Shame). 

vendredi 15 mars 2024



DOUG  WICKENHEISER  AU  TDLHDCH : LA  HONTE  EST  SUR  LE  CANADIEN  DE  MONTRÉAL...

Il y a deux ans, pour seulement la 6e fois depuis l'instauration du repêchage amateur de la Ligue Nationale de Hockey en 1963, le Canadien de Montréal détenait le tout premier choix.  Ce choix s'est arrêté sur Juraj Slafkovsky un Slovène qui a joué son junior pour le TPS Liiga (Finlande).  C'était la première fois depuis 1980 que le CH avait le privilège d'ouvrir l'encan amateur de la LNH.  Cette année-là, le tricolore avait sélectionné Doug Wickenheiser, des Pats de Régina, de la ligue junior de l'Ouest Canadien.

À cette époque, le règlement de la Ligue imposait de ne repêcher les jeunes joueurs qu'à partir de l'âge de 19 ans.  Wickenheiser avait été un hockeyeur dominant depuis sa tendre enfance, partout où il avait évolué, et à tous les niveaux.

À sa dernière année junior, avec les Pats de Régina, en 71 parties, il avait marqué 89 buts et ajouté 81 aides pour 170 points, en plus de 99 minutes de punitions.  En 18 matchs éliminatoires, le colosse joueur de centre de 6'1", 201 lbs avait enregistré 14 filets et 26 aides pour 40 points, et 22 minutes passées au cachot.  Il possédait tous les atouts, y compris la robustesse d'un gros joueur de centre, un idéal recherché par toutes les équipes.



On disait qu'il était du même calibre que nul autre que Wayne Gretzky.  Bref, il faisait l'unanimité chez tous les clubs de la LNH comme premier choix logique du repêchage de 1980.  Mais il y avait quelques dissidents chez les éclaireurs du Canadien de Montréal.  Au moins deux d'entre eux voulaient plutôt que leur organisation prenne Denis Savard, qui jouait dans leur cour, avec le Canadien Junior de Montréal.

Le recruteur en chef des Habs, le "prof" Ron Caron, n'était pas du même avis, et c'est ainsi qu'il a tranché en faveur de Wickenheiser.  Un choix entériné par le directeur général de l'équipe : Irving Grundman, mais qui, selon ce qu'on a appris plus tard, n'enthousiasmait guère l'entraîneur en chef du Canadien, Claude "Piton" Ruel, qui préférait -et militait en faveur du Québécois- Denis Savard.  Auparavant, Ruel avait travaillé longtemps comme recruteur pour le bleu, blanc, rouge.

Cela aura des conséquences néfastes pour Wickenheiser, qui se fera niaiser par Ruel, et qui aura l'immense pression de subir les comparaisons avec Savard, qui s'affirmera dès sa venue avec les Blackhawks de Chicago, qui l'ont sélectionné au 3e rang cette année-là (derrière le défenseur Dave Babych, repêché par les Jets de Winnipeg).



Cette saison-là, le petit joueur de centre de 5'10, qui pèsait à peine 140 livres, produit déjà à un rythme d'un point par match, et il marque 28 buts, dont son tout premier au forum de Montréal contre le CH, et devant Wickenheiser qui doit se contenter de le regarder jouer depuis les estrades où il a été envoyé par Ruel, qui veut lui éviter la pression de jouer contre Savard devant la foule des partisans montréalais, dont plusieurs auraient voulu que le CH choisisse Savard à la place de Wickenheiser.

Le no 18 des Hawks, natif de Pointe Gatineau est gonflé à bloc ce soir-là, devant ses amis et ses parents qui assistent à la partie.  Cerise sur le sundae, en plus de son but, il fournit une assistance sur le but gagnant de Chicago qui l'emporte 5 à 4.  Auparavant, à son tout premier match avec les Hawks, Savard avait connu des débuts fulgurants en amassant trois mentions d'aide contre les Sabres de Buffalo.

La suite sera du pareil au même pour Savard et Wickenheiser.  Jusqu'en 1996-97, année de sa retraite, l'ex-porte-couleurs du Canadien Junior aura gonflé son total de points à 1 338 (et 175 en séries éliminatoires), et il sera élu au Temple de la Renommée du Hockey en 2000.  Il aura étourdi bien des adversaires, et des gardiens de buts adverses, avec son fameux "spin-o-rama" (tour complet sur lui-même pour déjouer les opposants).



Échangé aux Canadiens en 1990 contre Chris Chelios, il remporte sa seule Coupe Stanley en 1993, grâce à cette équipe québécoise avec laquelle il rêvait de jouer depuis son enfance.

Pendant ce temps, Wickenheiser verra sa carrière ruinée par Claude Ruel et le tricolore.  Son coach ne l'aimant pas, il ne lui faisait pas confiance.  Il l'a fait poirotter dans les gradins pendant la moitié de la saison en ne lui faisant jouer que 41 matchs durant lesquels Wickenheiser n'a noirci la feuille de pointage pour seulement sept buts et huit passes.

Légère amélioration la saison suivante après le départ de Ruel, remplacé par Bob Berry (12 buts, 23 passes pour 35 points en 56 joutes) mais le jeune homme est encore mentalement fragile, et son nouveau coach l'a déplacé de centre à ailier, position où le jeune homme n'est guère à l'aise.



Mais il gagne en confiance la saison d'après.  Il offre de meileures performances en se bâtissant une fiche respectable de 25 buts, 30 aides, pour 55 points en 78 rencontres.  Mais en trois saisons complètes à Montréal, on ne lui permettra pas de jouer un seul match en séries éliminatoires.  Un affront et un manque de respect évident.

Puis, en 1983 c'est la catastrophe.  Après 27 parties, il n'a que cinq filets et cinq passes à son actif.  Le directeur-général du Canadien, Serge Savard, perd patience à son endroit, et il l'échange aux Blues de St-Louis, là où le "prof" Ron Caron vient d'être nommé directeur-général.

C'est lui qui a recruté Wickenheiser en 1980 à Montréal.  Il croit dur comme fer à son ancien protégé, et il ne s'est pas gêné pour critiquer les dirigeants du CH qui, selon lui, ne savent pas comment s'y prendre avec leurs jeunes joueurs «en voulant les casser»; soit en les confinant fréquemment dans les estrades, soit en les envoyant faire de longs séjours dans les ligues mineures.



Ironie du sort, Serge Savard croyait frapper un coup de circuit dans cet échange qui a envoyé Wickenheiser, Gilbert Delorme et Greg Paslawski à St-Louis, en retour du gros ailier gauche Perry Turnbull (photo ci-dessus), qui sera un flop monumental à Montréal (six buts, sept passes en 40 parties) avant d'être échangé la saison suivante aux Jets de Winnipeg contre Lucien Deblois.

À St-Louis, sous les ordres de l'entraîneur Jacques Demers, Wickenheiser prend confiance et s'établit comme un des bons joueurs défensifs de la LNH.  En 1984-85 il s'affirme aussi en offensive en faisant scintiller la lumière rouge des buts adverses à 23 reprises, en 68 matchs (23-20-43).  Demers déclare alors, que Doug devient le joueur étoile qui remplit enfin les grandes promesses que l'on avait mises en lui.

Mais la saison suivante, le 13 mars 1986, le malheur arrive quand Wickenheiser subit une grave blessure à un genou après avoir été frappé par une automobile près d'une pizzeria, à Eureka, dans le comté de St-Louis.  Il ne retrouvera jamais sa mobilité complète et sa carrière de hockeyeur va s'écrouler.  Caron l'abandonne et lui suggère de changer de profession.  Soumis au ballottage, Wick est repêché par les Canucks de Vancouver, où il ne jouera qu'une saison... sur le 4e trio.



Dans les années suivantes, il ne se produira que sporadiquement avec les Rangers de New York (un seul match en 88-89) et les Capitals de Washington (43 parties, de 1988 à 1990).  Ensuite il aboutira dans la Ligue Américaine (Skipjacks de Baltimore) avant de s'exiler en Italie (Asiago HC en 1990-91), et en Autriche (Klagenfurt en 1991-92), avant de finir sa route à Bayreuth, en Allemagne.

Son parcourt de hockeyeur passera ensuite par la Ligue Internationale chez les Rivermen de Peoria (1992-93) et les Komets de Fort Wayne (1993-94).

Le mauvais sort s'acharnera sur lui en 1990 quand on décèlera une rare forme de cancer à un de ses poignets.  Mais à ce moment-là les médecins jugent la chose bénigne.  Quatre ans plus tard on doit toutefois l'opérer pour enlever un kyste.  Mais en octobre 1997 il est atteint d'un cancer du poumon.  Puis l'année suivante, c'est son cerveau qui est attaqué par la terrible maladie.  Il décède le 12 janvier 1999.  Il n'avait que 37 ans. 



Quarante-quatre ans après avoir été le premier choix du repêchage par le Canadien, on le considère comme le pire "flop" de l'histoire du club montréalais, comparé à d'autres sélections no 1 comme Réjean Houle (1968), et Guy Lafleur (1971, photo ci-dessus).  Mais il y avait pourtant eu bien pire, avec le tout premier choix du premier repêchage, en 1963, quand le CH avait réclamé Gary Monahan (0 point en 14 parties, de 1967 à 1969) et le gardien Michel Plasse (un médiocre substitut de 1972 à 1974).

En somme, d'ailleurs, très peu de choix de première ronde ont eu du succès avec le Canadien.

C'est à contre-coeur que Doug Wickenheiser fait son entrée au Temple de la Honte du CH (Habs Hall of Shame).  La honte n'est pas sur lui mais bien sur les dirigeants du club de hockey "Les Canadiens", qui ne lui ont pas donné la chance d'exploiter son immense potentiel en l'humiliant par de nombreux "voyages" dans les gradins, au début d'une carrière qui ne décollera jamais vraiment avec la Sainte Flanelle.

Ils lui ont mis trop de pression sur les épaules, les médias montréalais l'ont descendu, et Wickenheiser a souffert des comparaisons avec Denis Savard qui, lui, avec les Blackhawks de Chicago, a été placé tout de suite sur le premier trio, ainsi que sur le jeu de puissance, et qui a ainsi pu démontrer tout son talent, pour réussir ainsi  à briser le record de son club pour le plus de points (75) amassés par une recrue.



Dans une interview en 2000, Bryan Murray, (photo ci-dessus) le dernier coach de Wickenheiser avec son club junior des Pats de Régina, et qui devait par la suite devenir un entraîneur et un directeur-général dans la Ligue Nationale (Washington, Détroit, Floride, Anaheim, Ottawa) a bien résumé le gâchis du Canadien avec leur premier choix de repêchage de 1980 : 

«Ils ont ruiné sa carrière.  C'était un jeune homme d'une petite ville qui avait été le meilleur, peu importe ce qu'il faisait.  C'était un athlète naturel -le meilleur joueur de balle, le meilleur joueur de hockey, et de loin.  Et soudainement il n'est pas assez bon pour jouer ?!  Ils l'ont assis dans les estrades.  Ils ont ruiné sa confiance, il est devenu tout mêlé, dépressif, a commencé à boire.  Il ne savait pas comment prendre ça à un si jeune âge, et ça n'aurait jamais dû se produire.  Il était plus que capable de jouer dès le début, il était un superbe joueur de hockey.  Il n'aurait jamais dû passer un seul match dans les estrades», de conclure Murray.  

Il en a passé 30 dans les gradins, à sa première saison avec le CH...



Quelle triste histoire que celle de Wickenheiser...  Lui qui était un jeune hockeyeur si prometteur, autant, sinon plus que Wayne Gretzky.  Les dirigeants du Canadien avaient en lui un joyau qui aurait pu relancer leur équipe qui, après quatre Coupes Stanley d'affilée (1976, 1977, 1978, 1979) devra traverser une période creuse avant d'en gagner une autre en 1986, avec le jeune gardien recrue Patrick Roy en tête.

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lundi 10 octobre 2022

TREVOR TIMMINS ADMIS AU TEMPLE DE LA HONTE DU CH, DANS LA SECTION «DÉBÂTISSEURS»...



Tout comme il existe une section des BÂTISSEURS au Temple de la Renommée du Hockey, à Toronto, je devais avoir son pendant négatif dans mon Temple de la Honte du CH (Habs Hall of Shame).

C'est à cet endroit, dans la partie des «DÉBÂTISSEURS», que j'ai le déshonneur d'accueillir Trevor Timmins, l'ex-sélectionneur en chef du Cacanadien de Mourial.  Par ses mauvais choix de repêchage, avant son congédiement cette année, après 19 ans de services, il a largement contribué au déclin du club de hockey de la métropauvre québécoise.

Grâce à son incompétence, la réputation des CHaudrons s'est ternie encore davantage.  Son ancien prestige est disparu, et l'équipe a glissé vers le dernier rang de la LNH.  Bref, c'est la honte qui a pris le dessus.

Timmins avait un rôle clé puisque, avec le temps, le repêchage des joueurs amateurs est devenu le seul moyen d'améliorer le torCHon.

Les autres moyens ne sont plus disponibles depuis belle lurette.  Les agents libres ne veulent rien savoir du bidonville dépotoir de Haïti-Nord.

Même lorsque l'équipe surpaye à outrance un joueur pour évoluer avec elle, ce dernier se traîne les patins sur la patinoire jusqu'à ce que sa demande d'être échangé soit exaucée.  Et on sait que, dans sa position désavantageuse, le Cacanadien ne réussit jamais à faire de bons échanges en sa faveur.  Il se ramasse avec des pommes pourries, des rejets indésirables, ou des joueurs finis, dont ne veulent plus les autres clubs.



Et, une chose en attirant une autre, puisque les Canailliens sont des «losers», les bons joueurs ne sont pas intéressés à se joindre à eux, puisque leur but c'est d'avoir une chance de gagner la Coupe Stanley.  Un but impossible à atteindre dans la ville championne...des punaises de lit, et handicapée par une qualité de vie médiocre.  Ces multi millionnaires, -et leur conjointe-, ne veulent pas se faire chier dans cet environnement infect, et dans une culture qui leur est étrangère.

Entre le climat inclément et les taxes exécrables de la cité de la mairesse Valérie Plante; comparés aux états ensoleillés agrémentés de «l'American Way of Life», au sud de la frontière canadienne, c'est facile pour eux de choisir un meilleur endroit que Montréal pour jouer au hockey.

Dans ce contexte, le CH ne peut compter que sur le repêchage de jeunes joueurs junior pour espérer redorer le blason de son organisation, et présenter un club compétitif sur la patinoire.  Les jeunes captifs des sélections malheureuses de Trevor Timmins, n'ont pas eu le choix d'accepter leur mauvais sort.  De plus, ils ont tombés dans une organisation reconnue pour son mauvais système de développement des joueurs...  Double douche froide...

LOUIS  LEBLANC

Comme arguments justifiant l'entrée très méritée de Trevor Timmins dans la section «DÉBÂTISSEURS» du Temple de la Honte du CH, mentionnons seulement quelques choix hâtifs (désastreux) de 1ère et 2e ronde, au cours de ses 19 ans en tête du repêchage du Gros CHiard :
🏒 Cory Urquhart (40e choix, en 2003)
🏒 Maxim Lapierre (61e choix, en 2003)
🏒 Kyle Chipchura (18e choix, en 2004)
🏒 Guillaume Latendresse (45e, en 2005)
🏒 David Fischer (20e choix, en 2006)
🏒 Ben Maxwell (49e choix, en 2006)
🏒 Mathieu Carle (53e choix, en 2006)
🏒 Danny Kristo (56e choix, en 2008)
🏒 Louis Leblanc (18e choix, en 2009)
🏒 Jarred Tinordi (22e choix, en 2010)
🏒 Nathan Beaulieu (17e choix, en 2011)
🏒 Alex Galchenyuk (3e choix, en 2012)
🏒 Sebastien Collberg (33e choix en 2012)
🏒 Dalton Thrower (51e choix, en 2012)
🏒 Michael McCarron (25e choix en 2013)
🏒 Jacob De La Rose (34e choix, en 2013)
🏒 Jayden Struble (46e choix, en 2019)
🏒 Joni Ikonen (58e choix, en 2017)
🏒 Josh Brook (56e choix, en 2017)
🏒 Ryan Poehling (25e choix, en 2017)
🏒 Zachary Fucale (36e choix, en 2013)
🏒 Jacob Olofson (56e choix, en 2018)
🏒 Nikita Scherbak (26e choix, en 2014)
🏒 Noah Juulsen (26e choix, en 2015)
🏒 Jesperi Kotkaniemi (3e choix, en 2018)
🏒 Jesse Ylonen (35e choix, en 2018)
🏒 Logan Mailloux (31e choix, en 2021)

MICHAEL  McCARRON

À chaque année de leur sélection, tous ces choix ratés ont pourtant été vantés par la direction et les propagandistes du CH, ainsi que par les porte-valises du torCHon, c'est-à-dire, les membres de la presse servile de Montréal.  Et même si, de rares fois, Timmins visait juste (par chance), ces choix plus passables, étaient échangés malencontreusement à des clubs prenant avantage des DG pourris du Cacad'CHien.

Heureusement, la presse anglophone de MortYial est un peu moins complaisante que sa contre partie francophone.  Dans un article paru dans «The Montreal Gazette», le 4 février 2020, le journaliste Brendan Kelly qualifie de «terrible» (dans le sens d'atroce) le bilan des repêchages de Trevor Timmins https://montrealgazette.com/sports/hockey/nhl/hockey-inside-out/what-the-puck-poor-drafting-has-handcuffed-canadiens-for-17-years.  

BRENDAN  KELLY


Il affirme que c'est la raison principale des déboires des CHaudrons au cours des deux dernières décennies.  Ce n'est pas moi qui le dit.  Ce n'est pas un Anti-Habs qui l'écrit.  Kelly est assez respectueux du code de déontologie journalistique qui impose un devoir d'objectivité.

Parce qu'il critique parfois leur club chéri, les partisans du CH l'ont identifié comme étant un «hater».  Le scribe de la Gazette s'en défend.  Sans être non plus un «cheerleader» de l'équipe des Molson, comme la vaste majorité des pseudo-journalistes qui «couvrent» (c'est le cas de le dire !) le Canadien, Kelly a à coeur le club de sa ville...