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dimanche 16 février 2025

ANDRÉ RACICOT AU TEMPLE DE LA HONTE DU CH À CAUSE DE SON SURNOM ?



RÉPUTÉ  ÊTRE  LE  PIRE  GARDIEN  DE  BUTS  DANS  L'HISTOIRE  DU  CANADIEN  DE  MONTRÉAL,  ANDRÉ  "RED  LIGHT"  RACICOT  A-T-IL  ÉTÉ  SI  MAUVAIS,  OU  BIEN  A-T-IL  ÉTÉ  SEULEMENT  VICTIME  DE  LA  MÉCHANCETÉ  GRATUITE  DES  JOURNALISTES  ET  DES  PARTISANS  DE  L'ÉQUIPE  ?


Dites moi, est-ce que vous avez un surnom ?  Comment vous appelle-t-on parfois, que ce soit par affection, ou pour vous agacer un peu ?  Enfant, j'avais un surnom, mais je n'oserais pas le révéler ici maintenant !  Je n'ai jamais su d'où ça venait, ni ce que ça signifiait vraiment...


Au hockey, notamment chez les professionnels de la Ligue Nationale, les surnoms constituent une tradition assez répandue. Cependant, ces dernières années, il semble que l'originalité ou l'imagination fasse défaut pour ce type d'appellation, qui se veut avant tout une marque de camaraderie.  On se contente trop souvent d'utiliser un diminutif en "i", en "er", ou en "y", appliqué au nom, ou au prénom du joueur.  


Par exemple, chez le torCHon (CH), parmi les joueurs actuels, Josh Anderson, c'est "Andy"; Joël Armia, c'est "Army"; Kirby Dach, c'est "Dacher"; Brendan Gallagher, c'est "Gally", etc.
  


Autrefois, on était plus créatif pour ce genre de personnalisation.  Chez les CHaudrons, qui jadis étaient plus glorieux, on se souvient de Maurice "Rocket" Richard, de Bernard "Boom Boom" Geoffrion, de Jean Béliveau dit "Le Gros Bill", du "Roadrunner" Yvan Cournoyer, de Guy Lafleur, surnommé "Flower", etc.  Souvent, c'étaient les journalistes, qui suivaient les activités de l'équipe, qui choisissaient les surnoms des joueurs.


Dans les autres clubs de la NHL on connaît "Sid the Kid" pour Sidney Crosby.  Autrefois on surnommait Bobby Hull "The Golden Jet", le gardien Richard Brodeur a connu ses heures de gloire en étant couronné du titre de "King Richard", avec les Canucks de Vancouver, Doug Gilmour était coiffé du titre "Killer", et le dur à cuire Dave Semenko avait hérité du surnom de "Cementhead" !


Pour d'autres joueurs, leur surnom fut moins heureux ou moins humoristique.  Par exemple, l'ancien gardien auxiliaire du Canadien de Montréal, André Racicot (1989-90 à 1993-94) fut surnommé "Red Light Racicot" dès son premier match dans la LNH.



"Red Light" (lumière rouge en français) c'était pour signifier qu'il gardait mal le filet, et qu'il allouait beaucoup trop de buts aux adversaires, ce qui faisait allumer trop fréquemment la lumière rouge située derrière la cage du gardien, de l'autre côté de la baie vitrée, et qui scintille quand un but est marqué.


Racicot avait été repêché en 1989, en 4e ronde (83e au total), par le Cacanadien.  À 20 ans, le 9 décembre de cette année-là, il faisait ses débuts professionnels dans un match contre les Maple Leafs à Toronto.


Extrêmement nerveux mais ravi d'avoir enfin sa chance de montrer ses talents, la recrue native de Rouyn-Noranda (Abitibi) n'avait su qu'après la période d'échauffement, -durant laquelle c'était plutôt  Patrick Roy qui semblait désigné comme le gardien partant-, qu'il serait d'office devant le filet pour cette rencontre contre les grands rivaux de son équipe.



Dès les premières minutes de l'affrontement, le ciel est tombé sur la tête de Racicot.  Après seulement 13 minutes de jeu, il avait "donné" trois buts sur seulement six lancers (un sur le premier tir, un autre sur le 3e, puis un dernier sur un lancer de loin), avant d'être remplacé par Roy.  Revenu derrière le banc des joueurs de son club, il s'était effondré au sol, désespéré, avant de se ressaisir et de finir par s'assoir sur le banc, à côté de ses coéquipiers.


Découragé, Racicot était convaincu qu'il avait manqué sa chance de faire ses preuves et de mériter le poste de second à Patrick Roy.  D'ailleurs, il ne disputa plus aucune partie cette saison là pour le Tricolore.  Après la joute, une cinglante défaite de 7 à 4 contre les Leafs, il n'est pas clair quel journaliste ou chroniqueur affubla le pauvre gardien recrue du CH du surnom dérisoire de "Red Light Racicot".  Trois noms ont été avancés : Michael Farber ou Red Fisher (les deux à la Montreal Gazette), ou Don Cherry (Hockey Night in Canada, sur CBC).


"Red Light" fut un surnom marquant pour Racicot.  C'était à la fois drôle et moqueur mais seulement pour les scribes et les amateurs de hockey.  Dès le début de la carrière de celui qui est maintenant à l'emploi d'une grande compagnie minière au Nunavut, cette étiquette est restée collée à son nom, et elle lui a valu le mépris presque haineux des fans du Canadien.




Par la suite, à partir des saisons 1990-91 à 1993-94, André Racicot a dû lutter avec plusieurs autres substituts de Patrick Roy (photo ci-dessus, lors du fameux match du 2 décembre 1995), pour réussir à jouer dans la Ligue Nationale.  Ses rivaux ont été : 

🏒 Jean-Claude Bergeron en 1990-91 (18 matchs, fiche de 7-6-2, moyenne de buts alloués de 3,76 et pourcentage d'arrêt de 86,2 %); 

🏒 Frédéric Chabot (16 matchs, de 1990-91 à 1993-94 + 1998-99 ⇾ fiche de 1-4-1, moy. 2,65 et % d'arr. de 89,9);

🏒 Roland Melanson (9 matchs joués en 1991-92, fiche de 5-3, moy. 2,68 et % d'arr. de 88,7);

🏒 Ron Tugnutt (15 parties jouées en 1993-94 et 1994-95, fiche de 3-6-2 plus une défaite en séries éliminatoires, moy. de 3,48 et % d'arr. de 87,8);

🏒 Les Kuntar (6 rencontres en 1993-94, fiche de 2-2, moy. de 3,18 et % d'arr. de 87,7).



En comparaison, André Racicot a quand même joué dans 68 parties du CH (dont 53 fois comme gardien partant).  Sa fiche n'est pas si mauvaise (26-23-8) avec une moyenne de buts accordés de 3,50 et un pourcentage d'arrêt de 88 %.  Il n'a joué que pendant 31 minutes et 16 secondes en quatre parties des séries éliminatoires, en étant débité d'une défaite, avec une terrible moyenne de 7,68 et un faible pourcentage d'arrêts de 83,3.


Même s'il n'a été sur la glace que pour 18 minutes et 14 secondes, durant les playoffs de 1993, ce fut suffisant pour que son nom soit inscrit sur la Coupe Stanley cette année là.  En saison régulière, il avait tout de même assez bien fait comme auxiliaire de Patrick Roy.  En 26 matchs, il avait maintenu un dossier de 17-5-1, pour une moyenne de 3,39 et un % d'arr. de 88,1.


Racicot, un mauvais gardien ?  Il y en a eu des pires que lui dans la Ligue Nationale.  Si on le compare aux autres gardiens substituts de son époque, dans la grande ligue, il se situe à peu près dans la moyenne.  Mais il avait le grand désavantage de jouer dans l'ombre de Patrick Roy, un des meilleurs cerbères de tous les temps.  Et Racicot évoluait aussi à Montréal, devant les partisans les plus fanatiques et les plus sévères dans le marché du hockey professionnel.


On peut dire aussi qu'il n'a pas été très chanceux.  Après une mauvaise sortie contre les Panthers de la Floride (six buts contre lui dans une défaite de 8 à 3), le 24 janvier 1994, Racicot n'a plus jamais rejoué pour le Canadien.  Il aurait pu avoir une autre chance avec les Kings de Los Angeles, mais le lock out de 1994 est venu contrecarrer ses plans.


S'est amorcé ensuite un interminable exil dans les ligues mineures jusqu'à sa retraite du hockey en 2005.  Si on compte ses années junior, il aura joué dans douze ligues différentes et il aura fait partie de 24 équipes, dont 17 à ses onze dernières saisons !  Je ne sais pas si c'est un record, mais ça doit être proche !


On l'a vu entre autres, dans la Ligue Américaine (Sherbrooke, Fredericton, Albany, Portland); la Ligue Internationale (Phoenix, Indianapolis, Peoria, Kansas City, Las Vegas); la East Coast League (Columbus, Greensboro); la Western Professional Hockey League (Monroe Mocassins); la Winnipeg Central Hockey League (Bakersfield); en Russie en 1999-2000 (HC Neftekhimik); dans des Ligues Senior du Québec (Granby, St-Georges de Beauce, St-Jean, Rivière du Loup.



Est-ce parce qu'il ne faisait pas l'affaire qu'il a changé si souvent d'équipes ?  Est-ce qu'il a été injustement victime de son sobriquet de "Red Light Racicot" ?  Que ce soit justifié ou non, il est devenu, avec ce triste titre, synonyme de mauvais gardien, de gardien "pourri".  Une sorte de légende urbaine...


Quand on lui demande son avis, Racicot dit qu'il ne regrette rien.  Son rêve n'était pas de jouer dans la Ligue Nationale, et pour le Canadien de Montréal.  Ce fut un bonus et une satisfaction d'y arriver.  Il a toujours compris et accepté son rôle.  Celui de substitut du grand Patrick Roy.  Avec les inconvénients que cela comportait, et le rôle ingrat que cela représentait, surtout aux yeux des partisans, qui n'en avaient que pour Saint Patrick.


Vis-à-vis lui, aucun autre gardien du CH, ou même de la LNH, ne pouvait supporter une comparaison avantageuse, durant cette période, dans la première moitié des années 1990.  Le degré d'excellence que les difficiles fans du "bleu blanc rouge" exigeaient de Racicot, c'était tout simplement impossible qu'il puisse le leur donner.  Est-ce qu'il méritait pour autant leur dédain ?




Et est-ce que ce ne sont pas ces mêmes partisans enragés qui ont chassé Roy de Montréal en le huant lors de cette malheureuse défaite de 9-2, le 2 décembre 1995, contre les Red Wings de Détroit ?  Tout ça après leur avoir donnés deux Coupes Stanley, et avoir mérité trois trophées Vézina...


Néanmoins, Racicot a une bague de la Coupe Stanley.  Il en est très fier, comme de ce qu'il a accompli durant sa longue carrière de joueur de hockey.  D'après lui, si le Canadien l'a laissé tomber à la fin de la saison 1993-94, c'est parce que les dirigeants du club ne pensaient pas qu'il pourrait se remettre d'une grave blessure qu'il avait subie à un genou.


À cause d'un surnom offensant et odieux qui lui a été attribué dès son premier match en carrière avec le Canadien, André Racicot était condamné d'avance par l'histoire.  Il a eu la malchance de souffrir des comparaisons avec Saint Patrick Roy.  Alors qu'il n'était qu'un second violon, les fans du CH exigeaient qu'il soit un premier de classe.  C'était trop demandé, et cela n'a pas aidé le principal intéressé.


En quelque sorte, ce sont ces fanatiques fefans du CHicolore qui font aujourd'hui entrer André "Red Light" Racicot au Temple de la Honte du CH (Habs Hall of Shame). 

lundi 20 juin 2016

CE QUE LES JOUEURS DU CACANADIEN PENSENT VRAIMENT DE LEURS TARÉS DE FEFANS...


Les fefans du Cacanadien de MortYial ont rapidement été intronisés dans mon Temple de la Honte du CH (Habs Hall of Shame).  Ça s'imposait d'emblée !  Ils font honte à tous les Québécois et à tous les citoyens canadiens par leur comportement d'êtres non civilisés et vulgaires.  Ils sont caves chez eux, au Centre PouBell, mais ils le sont encore davantage quand ils visitent les arénas des autres équipes de la Ligue Nationale de Hockey.  Ils sont insolents, arrogants. 

Ils gueulent comme des cochons qu'on égorge, se saoulent, bousculent leurs voisins, renversent de la bière sur eux.  Quand ils ne leur dégueulent pas carrément dessus.  Ce qui provoque d'ailleurs parfois des batailles dans les estrades.  Et c'est sans parler des émeutes et du vandalisme dont ils se rendent coupables régulièrement.

Cependant, la pire conséquence de leur conduite répréhensible est probablement le mal qu'ils font à leur pauvre conjointe sur qui ils se défoulent quand leur club de merde ne cesse de perdre et de faire rire de lui.


Les tarés de fefans inventent même des façons d'être encore plus méprisables.  Comme cette fois (photo ci-dessus), où, à Boston, un crétin de fefan a enculé la statue de Bobby Orr devant l'aréna des Bruins.  Quel cabochon !  Faut-il en rire ou en pleurer ?  Assez déconcertant et gênant merci !  Et que penser aussi de cet autre imbécile moronréalaid qui avait lancé une banane à Kevin Weeks, un gardien de buts noir ?!  

Et si ce n'étaient que les Anti-Habs qui les traitaient d'idiots et de sans génie... Mais non ! Leurs propres joueurs et les dirigeants du torCHon se mettent de notre bord aussi en disant que les fefans sont des crasseux, des trous de cul et une honte pour la ville de Montréal et le Québec tout entier.

Oh... 99,5% du temps, les CHieux et les membres de leur état major sont "politically correct" lorsqu'ils parlent de leurs "fidèles" partisans.  Ils louent leur loyauté et leur intensité.  Mais en quelques rares occasions, la vérité sort, sur ce qu'ils pensent vraiment de cette bande d'abrutis et de colons.


Par exemple, le journal LE DEVOIR rapportait les paroles de l'ex-entraîneur des gardiens de buts du CH, Roland Melanson (à gauche sur la photographie sous le titre de ce billet), dans son édition du 25 avril 2009. Il s'exprimait au nom des joueurs après la crucifixion de Jesus Price (photo ci-dessus) lors du dernier match : «Malheureusement, il y a 1 500 personnes, qu'on appelle "la crasse", qui ne méritent pas d'être là, qui n'ont pas de classe. Ça donne une mauvaise image à la ville, une mauvaise image à l'équipe» (...) «Les joueurs voient ça et se demandent pourquoi ils se mettraient dans cette position-là ?» 

Price avait fait son imitation de Patrick Roy (quand, à son dernier match dans l'uniforme du Caca, il avait levé les bras en l'air après un arrêt de routine souligné par des applaudissements dérisoires de la foule de Mourial, lors d'une dégelée contre les Red Wings de Détroit).  Le soir de l'élimination de sa gang de pourris en première ronde des séries éliminatoires, ce printemps-là, Scary avait réagi de la même façon en pareilles circonstances.

Quelques jours plus tard la direction du Cacad'CHien congédiait Melanson pour avoir dit tout haut ce que les joueurs pensaient tout bas : les fefans, du moins un grand nombre d'eux, sont des sales et des pas de classe...  Des sans dessein et de mauvais supporteurs qui se retournent contre leur équipe quand ça va mal... 


Une journée ou deux avant la fameuse déclaration de Melanson, le gérant général Bob Gainey (photo «légèrement modifiée» ci-dessus) en avait rajouté sur le tas de marde. Ses propos avaient été recueillis sur radio-canada.ca les 22 et 23 avril 2009 : "L'entraîneur-chef a du coup servi un avertissement aux juges dans les estrades. «Les autres équipes attendent simplement qu'on hue un joueur au point de le sortir de Montréal. Ensuite, il faut jouer contre lui». Parlez-en à Patrick Roy et, plus près de nous...à Michael Ryder ! Gainey a également parlé d'un défenseur qu'il a bien connu à Dallas. «Je me souviens de Darryl Sydor. Les Kings l'avaient repêché au 1er tour (7e au total en 1992) et les partisans ont rapidement été sur son dos. Ils le huaient constamment, c'étaient des trous de cul (assholes) impolis et odieux. Les Kings l'ont échangé. Avec les Stars, il est devenu un membre important de notre équipe et de notre avantage numérique».


Georges Laraque (ci-dessus) en avait remis sur le tas de fumier (canoe.ca le 22 avril 2009). «On dit qu'on a les meilleurs partisans. C'est vrai que le Centre Bell est toujours rempli. Mais des bons fans, c'est plus que ça (...) Ils crient "Carbo, Carbo, Carbo" même si les joueurs donnent tout ce qu'ils ont durant le match. On ne scande pas un nom pour embarrasser un coach et les joueurs (...) Moi, ça ne me dérange pas. Je me suis fait ramasser toute l'année. Mais je sais que le Canadien ne peut attirer de joueurs autonomes».

Alors, les Anti-Habs le crient, Réjean Tremblay l'a écrit, le DG du torCHon le proclame, les joueurs et les entraîneurs l'affirment : les fefans qui sévissent et se dévissent au Centre PouBell, sur des blogues, ou sur les lignes ouvertes à la radio, sont des trous de cul, des losers, de la crasse et des "pas de classe". 

L'année précédente, en 2008, grâce à des diffuseurs comme YouTube, les images de l'émeute de fefans de Montréal avaient fait le tour du monde et les avaient fait passer pour une bande de sauvages. Que voulez-vous que j'ajoute à ça ?  Le bidonville crasseux d'Haïti-Nord, maudite souille à coCHons !