mardi 4 janvier 2011

TURNER STEVENSON : CETTE BELLE COULEUR ROSÉE DE JAMBON PARFAIT !


Avant de "tripper" fort sur le repêchage de jeunes joueurs américains dans les années 2000, les recruteurs des Canailliens de Mourial capotaient sur les bouvillons de l'Ouest canadien. Des choix qui, pour la grande majorité, se sont révélés être des "flops" immenses ou des jambons avariés. Prenez Turner Stevenson par exemple : premier joueur sélectionné par le torCHon (12e au total) lors de l'encan de 1990. L'ailier droit de 6' 3" (231 lbs) originaire de Prince George en Colombie-Britannique, n'a jamais démontré au niveau professionnel les qualités que les dépisteurs des CHieux avaient vu dans son jeu lorsqu'il évoluait chez les juniors dans la WHL. Convaincus d'avoir déniché un "power forward", une perle rare qui s'imposerait devant les filets ennemis pour marquer des tonnes de buts, les hommes de hockey du Caca se sont finalement ramassés avec une grosse poire dont la seule utilité a été de servir de "punching bag" pour les batailleurs des autres clubs de la LNH. Les seules statistiques notables de sa carrière sont les 969 minutes de punitions qu'il a accumulées en évoluant avec Mourial, New Jersey et Philadelphie. Après avoir signé un contrat de trois ans avec les Flyers en 2006, il n'a disputé que 31 matchs pour eux puisqu'il a dû prendre sa retraite à cause de blessures au genou et à la hanche.


Durant ses huit années passées avec les CHaudrons de la métropauvre (1992-2000), celui que l'on surnommait "T" n'a jamais été capable de marquer plus de dix buts dans une saison. En 385 parties avec le CHicolore il n'a enregistré que 45 buts et 111 points en plus de montrer une fiche déficitaire de - 22 au chapitre des +/-. En fait, le power forward que la CHiasse aurait dû repêcher en '90 c'est Keith Tkachuk, choisi sept rangs plus loin (19e) que Stevenson par les Jets de Winnipeg. Le rude joueur de centre a connu une carrière glorieuse, disputant 1201 parties et compilant un dossier de 538 buts, 527 passes pour 1065 points et 2219 minutes passées au cachot. Un monstre ! Un autre futur membre du Temple de la Renommée du Hockey, le gardien recordman Martin Brodeur, a été choisi immédiatement après Tkachuk (20e rang) par les Devils du New Jersey. Ironie du sort, quand les Cannes à CHiens ont démissionné dans le cas de Stevenson en ne le protégeant pas lors du repêchage d'expansion qui visait à former l'équipe des Blue Jackets de Columbus, le gros jambon rougeaud de la Sainte Guenille s'est retrouvé avec le nouveau club avant d'être échangé immédiatement aux Devils du New Jersey, où il a rejoint Brodeur.


Les deux choix de première ronde de 1990 sont devenus des amis et, bien qu'ils aient pris des chemins différents depuis quelques années, ils restent en contact et se parlent à l'occasion. Ils se rappellent de bons souvenirs comme celui du jour où ils ont été repêchés à quelques minutes d'intervalle. Denis Brodeur, le père de Martin, était alors le photographe officiel du Canadien. Il était en train de prendre des clichés de Stevenson, célébrant sa sélection en compagnie des membres de sa famille, quand son fils fut choisi à son tour. Denis planta là les Stevenson pendant plus de 45 minutes pour plutôt immortaliser les grands moments vécus par son garçon. Pour s'excuser auprès de Stevenson, Martin lui paya le dîner.

Du temps où ils jouaient ensemble, Stevenson ne manquait pas de tirer la pipe à Brodeur en lui rappelant qu'il avait été choisi avant lui au fameux encan amateur de 1990. Étant donnée la différence énorme entre le succès de l'un par rapport à l'échec de l'autre, ce "running gag" était en effet assez comique. Cela ne les a pas empêchés de gagner la Coupe Stanley sous la direction de l'entraîneur Pat Burns, en 2003.

Aujourd'hui âgé de 38 ans, "T" remplit les fonctions d'assistant-entraîneur pour les Thunderbirds de Seattle de la Ligue Junior de l'Ouest. Il s'agit d'un retour aux sources puisque c'est avec cette équipe qu'il a évolué durant ses années junior. Grand amateur de pêche dans la vraie vie, Stevenson aura finalement été lui-même un gros broCHet repêché par le torCHon. C'est avec joie et dans le plus grand déshonneur que j'accueille Turner Stevenson comme tout premier ancien joueur élu au Temple de la Honte du CH (Habs Hall of Shame). Welcome "T" !


vendredi 27 août 2010

HOULE A-T-IL SERVI DE PARAVENT AUX VRAIS INCOMPÉTENTS DU CH ?


«Je sais qu'il (Vladimir Malakhov) ne nous donne souvent pas plus que 60% de ce qu'il est capable de nous donner, mais c'est dur de le punir parce que son 60% est meilleur que le 100% de nos autres défenseurs.»

Cette citation de Réjean Houle durant son règne comme directeur général du torCHon (de 1995 à 2000) reflète bien l'état désastreux dans lequel se trouvait alors sa formation. Malakhov était alors absent du jeu à cause d'une blessure "sérieuse" à un genou, le CH en arrachait, et on avait vu le grand arrière, renommé pour sa nonchalance, faire du ski alpin au Mont Tremblant ! C'était l'indignation générale chez les fefans et on réclamait des sanctions à son endroit, de la part du patron hockey des CHieux. Cette déclaration pathétique de Houle en disait long aussi sur sa maladresse proverbiale et sa totale incapacité à diriger un club de hockey.

Racontant un jour à la télévision l'effet choc créé par la nomination, comme DG, de l'ex-joueur du CH et des Nordiques de Québec, le commentateur aux matchs des CHaudrons, Pierre Houde, se souvenait de ce que son confrère journaliste Réjean Tremblay avait dit en apprenant la nouvelle : «Ben voyons donc ! Peanut comme DG, ça se peut pas !» Presque tous les amateurs de hockey au Canada ont dû avoir la même réaction. Un ami m'avait téléphoné pour m'informer de cette aberration et je ne l'avais jamais cru, pensant qu'il blaguait, comme d'habitude. Le soir venu, regardant tranquillement le bulletin de nouvelles en soupant, je m'étais ramassé en bas de ma chaise en découvrant que mon chum ne m'avait pas menti !


En fait, cette année-là, le CanaCHien avait sombré dans la folie trois fois plutôt qu'une. En nommant Houle, Yvan Cournoyer et Mario Tremblay aux postes de commande du club, la direction du CH confiait le gouvernail de son navire à trois hommes ayant zéro expérience pour occuper ces fonctions. Du jamais vu ! Pas surprenant que le bateau ait pris l'eau et donné de la bande assez rapidement. Les Anti-Habs ont assisté à son naufrage avec délectation ! Ce fut l'âge d'or de la déchéance complète de la Sainte Guenille, devenue la risée de toute la Ligue Nationale !

Que les observateurs n'aient pas cru au sérieux de la nomination des trois nouveaux boss des Caca, rien de plus normal. C'était une opération digne d'une mauvaise émission de science-fiction, genre AU-DELÀ DU RÉEL. Selon certaines sources, à cette époque, Houle ne servait que de paravent à la direction de l'équipe. Ce n'est pas lui qui prenait les décisions mais un comité d'incompétents qui se cachaient derrière lui. Peanut avait accepté le poste en bon soldat qu'il a toujours été, désireux de servir son employeur et de lui rester fidèle jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Au bout de cinq ans de cette comédie burlesque, après une série d'erreurs et de bévues impardonnables de la part de ses dirigeants réels ou improvisés, la CHiasse titubait. Même les journalistes-valets, au service des Canailliens, exigeaient la tête de Houle. Ce dernier répondait à ses détracteurs que ce n'était pas le genre des anciens joueurs du CH d'abandonner le navire.

Contraint de laisser sa place à un autre, Peanut fut obligé de démissionner. Au cours de la conférence de presse annonçant son départ, celui que l'on appelait souvent "Reggie", s'adressa aux journalistes, non sans difficultés. Ému, bouleversé, au bord des larmes, la mort dans l'âme, devant souvent reprendre son souffle, Houle essaya une dernière fois de défendre son "administration", son "record", mais il ne trompa personne. C'était un constat d'échec. Sous son règne, le torCHon avait raté deux fois les séries et il avait fini dernier de sa division pour la première fois en 59 ans !

Trop gentil et trop naïf (benêt), Peanut se faisait souvent posséder par les DG des autres clubs. Il avait la mauvaise habitude de souvent transiger avec de mauvaises équipes n'ayant rien à offrir de bon en échange des joueurs qu'il laissait aller. Mauvais négociateur, il était incapable de s'assurer les services de bons agents libres. Crédule, il accordait de gros contrats à des joueurs marginaux. Sous sa gouverne les Cannes à CHiens ont fait des gaffes monumentales lors des repêchages en choisissant des premiers choix comme Matt Higgins, Jason Ward, Éric Chouinard, Marcel Hossa... En 1999, le CH jouissait de la possibilité d'avoir un des dix premiers choix en première ronde. Il échangea bêtement cette chance en faisant l'acquisition de Trevor Linden, qui était déjà au bout de son rouleau à ce moment-là...


En décembre 1995, on se rappelle tous du fameux échange envoyant Patrick Roy et Mike Keane au Colorado en retour de Jocelyn Thibault, Martin Rucinsky et Andrei Kovalenko. Un échange qui rapportera gros (la Coupe Stanley au printemps suivant) au DG Pierre Lacroix de l'Avalanche. Puis ce sera au tour des Craig Conroy, Stéphane Richer, Darcy Tucker, Valeri Bure, Brian Bellows, Mark Recchi, Vincent Damphousse et Pierre Turgeon de quitter Mourial contre des joueurs de peu de valeur (Murray Baron, Shayne Corson, Jonas Hoglund, Zarley Zalapski, Marc Bureau, Patrick Poulin, Mick Vukota, Igor Ulanov, Dainius Zubrus). UN DÉSASTRE ! Pratiquement aucun bon coup, rien que des catastrophes !

Les années Houle furent des années de rêve pour les Anti-Habs. Nous en avons encore tous la rate dilatée, rien que d'y penser ! Par sa gaucherie inégalable et son incompétence crasse, Réjean Houle mérite une des premières places dans mon TEMPLE DE LA HONTE DU CH (Habs Hall of Shame). C'est pourquoi j'ai mis son portrait dans un magnifique cadre (photo ci-dessus !) et que je l'ai placé bien en vue dans ma cabane toute décrissée. Merci Reggie pour tout le bon temps que tu nous as donné. Nous ne t'oublierons jamais !


vendredi 18 juin 2010

TEMPLE DE LA HONTE DU CH : LES FEFANS D'ABORD ! BIEN SÛR !

Le mois dernier, en regardant les images de la plus récente émeute des fefans des CanaCHiens de Mourial, je me disais que cet événement navrant était absolument honteux. En pensant à "honte", paf ! Je me suis donné une claque sur le front en m'écriant : "bin oui ! C'est ça ! Les fefans vandales-émeutiers-pilleurs sont les premiers à mériter leur élection à mon TEMPLE DE LA HONTE DU CH (HABS HALL OF SHAME). De l'émeute au sujet de la suspension de Maurice Richard, dans les années '50, en passant par les saccages entourant les défilés des Coupes Stanley de 1986 et de 1993, jusqu'aux casses de 2008 et de 2010, les partisans bipolaires des CHieux se sont bâti une solide réputation de fous à lier. Grâce aux phénomènes YouTube et des réseaux sociaux sur internet, les images de violence des fefans ont fait le tour du monde, entachant ainsi le portrait déjà peu reluisant de Mourial, P.Q..



Au cours de la dernière décennie, un "pattern" dangereux s'est dessiné dans la relation entre la violence des fefans et les performances des Canailliens de Mourial. Au cours des trois dernières années, il y a eu deux émeutes après des victoires de la CHiasse en séries. Une sorte de défoulement collectif où on se donne le droit de faire des bêtises et de se placer au-dessus des lois, pour célébrer fanatiquement la Sainte Guenille. Et lorsque les idoles des fans de hockey moronréalaids connaissent de mauvaises saisons, la violence des supporters frustrés se manifeste à domicile et se tourne contre leur conjointe.


Les statistiques de violence domestique sont calculées selon le nombre de plaintes à la police, divisées par tranches de 100 000 habitants d'une population donnée. On estime qu'une agression sur trois fait réellement l'objet d'une plainte aux services des agents de la paix. À Mourial c'est encore moins, étant donné que les femmes des nombreuses communautés ethniques, qui composent la plus grande partie de la population de la métropauvre, craignent plus que les autres de perdre la vie si elles dénoncent leur agresseur. Question de moeurs, d'émancipation de la femme et de cultures différentes...

Donc, même si au Québec, Mourial compte le plus haut taux d'infractions de violence conjugale après la Côte Nord (contexte particulier des problèmes sociaux des populations autochtones), les statistiques ne révèlent pas toute l'ampleur du phénomène analysé, comparativement aux chiffres des autres régions. Autrement dit, pour mieux cerner la réalité, il faudrait gonfler les statistiques actuelles du nombre de plaintes pour violence domestique à Fefanland.

À titre de références, pour l'année 2007 (stats les plus fraîches dont nous disposons), il y a eu, au Canada, 188 plaintes de violence conjugale par 100 000 habitants. Dans la province de Québec, la plus violente du pays, on a enregistré 257 plaintes par 100 000 têtes de pipe. À Mourial, on atteint le niveau des 333 plaintes (77% de plus que la moyenne nationale et 30% de plus que la moyenne provinciale). Entre 1997 et 2007, on remarque que plus le torCHon perd et rate les séries d'après-saison, plus le nombre de plaintes pour violence conjugale est élevé. Les pires années du CH (1999 à 2003) sont accompagnées des pires statistiques de violence domestique à Mourial. Voici les chiffres, en bleu quand le CH a fait les séries, en blanc quand il les a manquées :

  • 1997 : 325 plaintes par 100 000 habitants
  • 1998 : 349 plaintes par 100 000 habitants
  • 1999 : 368 plaintes par 100 000 habitants
  • 2000 : 418 plaintes par 100 000 habitants
  • 2001 : 404 plaintes par 100 000 habitants
  • 2002 : 402 plaintes par 100 000 habitants
  • 2003 : 374 plaintes par 100 000 habitants
  • 2004 : 366 plaintes par 100 000 habitants
  • 2005 : 382 plaintes par 100 000 habitants
  • 2006 : 343 plaintes par 100 000 habitants
  • 2007 : 333 plaintes par 100 000 habitants

Évidemment, l'année de recensement des stats de violence va de janvier à décembre tandis que les saisons de hockey se déroulent d'octobre à avril/mai. En 2002, les Habs ont participé aux playoffs mais ce fut la seule fois entre les années 1999 et 2003, ce qui peut expliquer le fort total de cette année-là. Le faible volume de plaintes en 2007 semble aussi contradictoire. Certes, les CHieux ont terminé au 10e rang au terme de la saison 2006-2007 mais ils ont fini 1er en 2007-2008. On peut donc supposer qu'ils ont connu du succès durant les mois d'octobre à décembre, cette saison-là...ce qui a pu influencé les statistiques de violence au cours de cette période.

Mais peu importe les statistiques, d'une façon ou d'une autre, rien qu'à voir on voit bien que les fefans sont des frappés. Les boissons alcoolisées aidant, ils capotent dans la victoire et s'abîment dans la défaite. Le résultat est le même : une forme d'exutoire qui leur fait perdre le contrôle de leurs nerfs de bipolaires. Et qui fait qu'ils méritent d'emblée leur place dans le TEMPLE DE LA HONTE DU CH. C'est bien certain que je n'ai pas de place dans ma bicoque pour tous ces fêlés du CHaudron. Mais, à titre symbolique, disons que les morrons, qui apparaissent sur les deux photos du haut, pourraient être très représentatifs de la foule de leurs semblables. Je les accueille donc à...poings fermés. Bienvenue dans le HABS HALL OF SHAME !