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vendredi 10 décembre 2021

MARIO TREMBLAY, LE BLEUET FLÉTRI, FAIT SON ENTRÉE AU TEMPLE DE LA HONTE DU CH !

L'autre jour, en zappant d'un canal de télévision à l'autre, je suis tombé par hasard sur une émission de RDS rendant hommage à leur employé Mario Tremblay, ex-joueur et ex-entraîneur du Canadien de Montréal.  Il s'agissait d'un ramassis de bouts de films et de témoignages composant une sorte de panégyrique dans lequel il n'y avait pas un mot de vérité...

«Tiens, tiens,», me suis-je dit, «encore une tentative de récupération de la mauvaise réputation d'un individu associé au Cacanadien».  Encore une démonstration d'hypocrisie pour étouffer un scandale de la part de gens ayant intérêt à ce que leur sacro-sainte image ne soit pas ternie ou écorchée.

On sait qu'en janvier 2013, Mario Tremblay a été arrêté pour excès de vitesse, par un policier, à Mascouche, alors qu'il conduisait son véhicule à 79 kilomètres à l'heure dans une zone où la limite de vitesse est de 50 kms/heure.  Même si Tremblay mâchait de la gomme, l'agent de police a tout de suite remarqué que l'haleine du conducteur fautif dégageait une forte odeur d'alcool.

Le policier, Maxime Perron, a alors téléphoné à son poste pour qu'on lui amène un appareil afin de faire passer un test d'ivressomètre à Mario Tremblay.  Ce dernier, visiblement nerveux et agité, s'est opposé vivement à subir le test en disant au patrouilleur : «Tu ne peux pas me faire ça.  Je suis Mario Tremblay» ...«Je te l'ai dit tantôt.  Si je souffle, je ne passe pas.»

Devant l'insistance du policier, l'analyste de RDS s'est mis à l'insulter, lui a fait un signe du doigt sur la bouche, et a refusé net de passer le test en déclarant : «Je ne souffle pas.»...«Tu es fier d'avoir pogné une personnalité publique.  Tu n'as pas de jugement.»...«Tu me fais vraiment pitié.  On va se revoir en cour mon p'tit gars.  Moi aussi je prends des notes sur toi.»  Clairement une tentative d'intimidation...

Durant les procès qui suivront cette arrestation et que Tremblay a essayé de faire annuler à tout prix, l'agent Perron a témoigné que l'ancien joueur du CH l'avait comparé à des joueurs de hockey en disant «que je suis comme un PK Subban, que je n'ai pas de jugement et que je suis bête.»

Après de multiples rebondissements en cour de justice, Tremblay, dont le permis de conduire avait été suspendu, a été reconnu coupable d'avoir refusé d'obtempérer aux ordres d'un policier et d'avoir refusé de fournir un échantillon d'haleine. Mais, faute d'une preuve suffisante, il a été acquitté de l'accusation de conduite avec facultés affaiblies.

Cette affaire aurait suffit pour que Mario Tremblay soit congédié de son poste d'analyste à RDS.  D'autant plus que l'ivrogne avait lui-même admis à l'agent Perron qu'il échouerait le test d'ivressomètre s'il le subissait.  Au lieu de le mettre à la porte, les patrons de RDS, associé ($$$) à la télédiffusion des matchs du CH, ont préféré diffuser une émission faisant passer Tremblay pour un héros et un citoyen honorable.













La question qu'il faut poser est : Mario Tremblay s'est fait prendre combien de fois en état d'ébriété au volant ?  L'agent Perron l'a arrêté en janvier 2013, mais est-ce qu'il y a d'autres policiers qui l'ont laissé aller en d'autres occasions, après qu'il se soit servi de son nom ou les ait intimidés pour éviter des contraventions ?  Combien de fois Tremblay, propriétaire d'un bar-restaurant à Alma pendant 40 ans, a mis la vie d'autrui en danger en conduisant saoul au volant ?

C'est certain que l'ex-bleuet bionique du CH était furieux de devoir passer devant les tribunaux à cause de ses actes honteux.  Il affichait un visage méchant à l'endroit des photographes qui croquaient son portrait (voir photos ci-dessus).  Il aurait voulu se cacher, comme il le faisait hypocritement quand il jouait au hockey, après avoir donné des coups de cochons à des adversaires.  Ou après les avoir invectivés et insultés avec sa langue sale, et ses gestes obscènes, lui qui était renommé pour être un expert en «trash talk».













Il était également bien connu comme un lâche et un peureux.  Quand ses victimes voulaient lui faire ravaler ses injures, lui clouer sa grande gueule, ou le corriger pour ses coups «par en arrière», l'arrogant Tremblay se cachait derrière les arbitres ou derrière son grand ami, le défenseur Gilles Lupien, (six pieds, six pouces) le «policier» bagarreur du Canadien.

D'ailleurs, comme hockeyeur, l'ex-numéro 14 du bleu, blanc, rouge, n'a pas rempli ses promesses (promesses d'ivrogne ?).  Repêché en première ronde (12e au total) en 1974, il n'aura pas été le joueur étoile attendu.  De son propre aveu, il n'a été qu'un «plombier».  Un plombier détesté et méprisé par les joueurs de la Ligue Nationale et les partisans des Nordiques de Québec (entre autres).  Un contraste par rapport au ridicule panégyrique vu sur RDS, dans lequel on affirmait que tout le monde adorait Mario Tremblay...

Comme entraîneur du Cacanadien (1995-1997), il a aussi été un raté.  Lui, et son assistant Yvan Cournoyer, étaient la risée des joueurs à cause de leur incompétence et leur amateurisme.  À la suite du premier discours de Tremblay dans le vestiaire de l'équipe, le gardien Patrick Roy s'était moqué de l'affreux accent anglais (du Lac St-Jean !) du nouveau coach.

Pour se venger, Tremblay a commis l'irréparable en laissant longtemps Roy devant son filet, le 2 décembre 1995.  L'inexpérimenté et orgueilleux entraîneur a retiré seulement son cerbère après que celui-ci ait accordé un 9e but dans une dégelée de 11-1 au forum de Montréal contre les Red Wings de Détroit.  Roy avait eu amplement le temps d'être moqué et humilié par les spectateurs.



En rentrant au banc, Roy a été dévisagé par Tremblay (voir photo ci-dessus).  Le 33 du CH s'est alors tourné vers le président du club, Ronald Corey, assis dans la première rangée derrière le banc, pour lui dire qu'il venait de jouer son dernier match pour son équipe.  Échangé à l'Avalanche du Colorado, Roy devait, par la suite, manquer cruellement au Canadien, qui ne s'en est jamais remis.  Vingt ans plus tard, Tremblay a admis qu'il avait commis une grave erreur en voulant donner une leçon à Roy.

L'année suivante, après avoir été qualifié de «coach de pee-wee» par le réputé journaliste sportif Réjean Tremblay, Mario Tremblay démissionnait de son poste d'entraîneur en chef du Canadien de Montréal.  Le coach déchu en a toujours voulu (il a même déjà voulu se battre avec lui) à son homonyme du journal LA PRESSE, qu'il a accusé d'avoir précipité sa chute.  Le journaliste a répondu en disant qu'il n'avait fait que répéter les propos (sous le couvert de l'anonymat) de certains joueurs du CH qui jugeaient que Mario Tremblay (et son assistant Yvan Cournoyer) n'étaient pas qualifiés pour être des coachs dans la NHL.

Ils considéraient que le style autoritaire et trop disciplinaire de Tremblay (à la Scotty Bowman) était dépassé et qu'il fallait agir autrement avec des joueurs qui étaient maintenant syndiqués...  Ce genre d'abus de pouvoir de la part de Tremblay avait d'ailleurs provoqué un incident avec Donald Brashear, l'homme fort de l'équipe.  Cela avait fait beaucoup jaser...



Plus récemment, en septembre 2019, un autre incident a montré le vrai visage à deux faces (hypocrite et méprisable) de Mario Tremblay.  Commentant une vidéo montrant Jonathan Drouin faire des exercices d'étirement dans un parc de Montréal, Tremblay a écrit sur Twitter : «Ce n'est pas dans le parc que tu dois être bon.  C'est sur la glace quand le club a besoin de toi, LOL».  L'agent de Drouin, Allan Walsh a répondu à Tremblay : «Tu es vraiment brave sur Twitter.  C'est pourquoi c'est tellement drôle de te voir embrasser les fesses de «Jo» quand tu le vois en personne.»

Ça résume assez bien quel genre de type a toujours été Mario Tremblay : un couillon, un bleuet flétri, un «renne au nez rouge»...  C'est amplement suffisant pour porter le bonnet d'âne et pour avoir une place de choix dans le TEMPLE DE LA HONTE DU CH (HABS HALL OF SHAME) !      

vendredi 20 mai 2011

L'ABERRANTE HISTOIRE DE GILLES LUPIEN


Difficile de trouver histoire plus aberrante que celle de Gilles Lupien, le deuxième joueur à être intronisé au Temple de la Honte du Cacanadien de Mourial. Plus grand joueur de son époque... à six pieds six pouces (210 livres), il a pu réaliser son rêve de jouer pour le torCHon, mais son absence de talent et son caractère contradictoire ont raccourci sa carrière dans la Ligue Nationale de Hockey. Par un beau matin de 1959, à l'âge de cinq ans, chez lui à Brownsburg, au Québec, le petit Gilles raconte à sa mère qu'il s'est vu, en rêve, marquer un but pour le CH, avec l'aide de Jean Béliveau. C'est un garçon gentil et serviable qui aime venir en aide à sa famille et aux gens de son entourage. Passionné de hockey, il regarde assidûment les parties de son club de héros, à la télévision. Il apprend à jouer et finit par atteindre le niveau junior avec les Remparts de Québec en 1971. L'année suivante il est échangé aux Castors de Sherbrooke et ce n'est pas très long avant qu'il ait maille à partir avec son entraîneur, le bouillant Ghislain Delage. Celui-ci veut que Lupien se batte contre les fiers-à-bras des clubs adverses pour protéger ses coéquipiers et intimider les opposants. Le jeune homme de dix-sept ans refuse ce rôle. Un bon soir, durant un match, Delage ordonne à Lupien d'aller au combat contre un rival. Voyant que son grand joueur n'obéit pas à son ordre, il lui crache au visage. Revenu au vestiaire entre la deuxième et la troisième période, Lupien s'essuie la figure avec sa manche, enlève son uniforme et son équipement de hockey, et il s'en va. Dans son esprit il est clair que sa carrière est finie.



Cependant, la saison suivante, le Canadien Junior s'intéresse à ses services et Roger Bédard lui téléphone pour lui demander de revenir au jeu. Le défenseur format géant accepte à condition qu'il n'ait pas à jouer le rôle de policier. Cette année-là, il ne jettera pas les gants une seule fois, mais il sera abreuvé d'injures et d'insultes de la part des spectateurs qui assistent aux joutes du Junior. Avant le début des matchs, durant l'hymne national, il se fait lancer des oeufs, des écrous, des mégots de cigarette et d'autres genres de projectiles. Il reçoit même une menace de mort. Il a vraiment la trouille. Écoeuré de se faire traiter de peureux et de lâche, Lupien réagit et finit par faire ce qu'on attend de lui. Il consent à devenir un pugiliste malgré sa nature pacifique. Pour nous placer dans le contexte historique, nous sommes à l'époque des Broad Street Bullies. Les Flyers de Philadelphie imposent leur loi en intimidant leurs adversaires par un style de jeu rude et violent. Les autres équipes sont dans l'obligation de renforcer leur personnel en faisant appel à de gros joueurs pour assurer la sécurité de leurs coéquipiers et leur donner de l'espace de manoeuvre sur la patinoire.




C'est pourquoi, au repêchage amateur de 1974, les CHieux sélectionnent Lupien en deuxième ronde (33e choix au total). Après avoir complété son stage junior, Lupien continue d'apprendre son métier d'homme fort en Nouvelle-Écosse avec le club ferme du CH dans la Ligue Américaine. Il fait son entrée dans la LNH avec les CHaudrons en 1977. Il réalise son rêve d'enfant mais pas comme il l'avait imaginé. Lorsqu'il ne fait pas partie de l'alignement comme sixième défenseur, il est relégué aux estrades, à la galerie de la presse ou aux mineures. Lent comme un colimaçon, piètre patineur, et pas assez robuste pour son gabarit il est jumelé à Serge Savard par l'entraîneur Scotty Bowman afin que "le sénateur" corrige ses multiples erreurs. Le grand piquet n'est vraiment utile à son club que lorsqu'il joue des poings. Il n'est pas un bon batailleur mais son physique imposant lui permet de s'en tirer plus souvent qu'autrement avec les honneurs de la guerre... Comme il le confiait aux journalistes à l'époque : "je ne suis pas con, je connais mon rôle et je sais que je ne serai jamais dans les Ice Capades".




En tout, avec les Canailliens, il ne participera qu'à 174 parties éparpillées sur trois saisons (1977-1980). Sa fiche : seulement 3 buts et 22 points mais pas moins de 341 minutes de pénalités et deux Coupes Stanley (aucun point et 21 minutes de punitions en 25 matchs éliminatoires) ! Lupien aura tout de même eu le temps de laisser son empreinte grâce à quelques faits cocasses. C'est ainsi qu'il a grandement contribué au dernier but marqué par l'illustre Gordie Howe. Lors de la séquence du jeu en question, le no 24 du CHicolore voit s'avancer vers lui le père Howe. Parce qu'il respecte trop le vieux vétéran des Whalers, il s'abstient de le frapper alors qu'il en a l'occasion, et ensuite, le lancer du célèbre no 9 touche sa culotte avant de déjouer le gardien ! De retour au banc, Gilles se fait engueuler comme du poisson pourri par le pilote Claude Ruel (photo ci-dessus) à cause des gaffes qu'il vient de commettre. Rapidement, le management du Cacad'CHien finit par se lasser des lacunes de leur défenseur sous-doué et il est échangé à Hartford en 1980. Comble de l'ironie, à son premier match avec les Whalers, le 22 février 1981, contre les Rangers de New York, le maladroit défenseur québécois inscrit deux buts ! Ce seront ses deux derniers ! Il n'évolue que pendant vingt rencontres avec sa nouvelle équipe avant d'être expédié à Pittsburgh où il ne fera pas de vieux os non plus (31 parties). La saison suivante, il retourne jouer avec les Whalers pour un match avant d'être muté avec leur club ferme de Binghamton où il accrochera définitivement ses patins.




Par la suite, Lupien investira dans la restauration ("Dunkin' Donuts" et, bien plus tard, "Boston Pizza" avec ses deux enfants) et deviendra agent et représentant de hockeyeurs. Son franc-parler et son habitude de ne pas mettre de gants blancs pour juger ses confrères agents (qu'ils qualifient d'hypocrites et de vautours) ou négocier avec les directeurs-généraux de la LNH, lui vaudront de nombreux détracteurs. Ce qui contraste, soulignons-le, avec l'image de bon samaritain qu'il s'attribue lui-même depuis son enfance. Se souvenant des entraîneurs qui l'ont humilié durant ses années juniors en le forçant à se battre contre son gré, Lupien a mené une croisade contre la violence au hockey juvénile. Tenant les coachs responsable en grande partie de cette situation navrante parce qu'ils poussent leurs jeunes joueurs à adopter des comportements violents, il a un jour traité Richard Martel (photo ci-dessus), autrefois pilote des Saguenéens de Chicoutimi, "d'abuseurs d'enfants", ce qui lui a d'ailleurs valu une mise en demeure de la part du principal intéressé (en 2008).




Conscient de la pression exercée sur les joueurs par les partisans et les médias moronréalaids, connaissant en plus la lourdeur du système d'imposition en vigueur dans la Belle Province, Lupien n'a jamais trop conseillé aux joueurs dont il défend les intérêts de signer un contrat avec les Cannes à CHiens de Mourial. Même s'il laisse le dernier mot à ses clients, ce n'est probablement pas pour rien qu'en 2001 Martin Lapointe a préféré l'offre des Bruins de Boston à celle des CHaudrons de la métropauvre. Les bonzes de l'organisation mourialaise n'ont pas dû aimer non plus la réponse de Lupien à la question qu'un journaliste lui posa un jour pour savoir comment le Cacanadien avait fait pour établir des dynasties dans les années cinquante, soixante et soixante-dix. L'ancien défenseur de la Sainte Guenille a expliqué que c'était facile à comprendre. En ce temps-là, à chaque repêchage, a-t-il fait remarquer, le CH avait la priorité pour embaucher deux joueurs amateurs du Québec non signés. Ce privilège a cessé en 1969 mais les athlètes engagés avant cette date ont continué de profiter au Bleu, Blanc, Merde jusqu'en 1980. C'est pourquoi, de 1950 à 1980, le torCHon a accumulé seize Coupes Stanley et, qu'après, il n'en a gagné que deux (GROS, GROS, GROS MERCI à Patrick Roy pour ces exceptions-là). Quoi qu'il en soit, Lupien, par ses déclarations "froissantes" et son attitude baveuse ne s'est pas attiré les éloges de Pierre Boivin (photo), le président du Caca de 1999 jusqu'à 2011. Celui-ci l'a déjà sorti du Centre PouBell en lui enjoignant de ne plus jamais y remettre les pieds. Son interlocuteur avait simplement rétorqué qu'il avait son abonnement de saison aux parties locales des CHieux.



Aujourd'hui âgé de 57 ans, Gilles Lupien n'a toujours pas la langue dans sa poche et il peut donner occasionnellement des coups de gueule intempestifs. Mais lorsqu'il repense à sa carrière de joueur de hockey, il est serein et il considère, en se remettant dans la perspective de l'époque, qu'il s'est bien acquitté des tâches qu'on lui a confiées. Il a vécu de grands moments avec des clubs champions, autant dans la Ligue Américaine que dans la Ligue Nationale. Mais il ne s'accomodait guère de la vie publique de vedette du hockey à Mourial. Il préférait garder un profil bas, s'effacer ou passer inaperçu en dehors de la patinoire. Disons qu'il n'était pas du genre à désirer être idolâtré par un fan club. C'est pourtant la chose la plus inattendue et la plus insolite qui lui soit arrivée.





En 1977, dès sa première année dans la grande ligue, un fan club Gilles Lupien a été créé à... Calgary par des étudiannts universitaires ! Pourquoi ? On ne le saura peut-être jamais... Lupien était un joueur marginal, pas bien établi dans le circuit professionnel. Sa place était incertaine et ses présences sporadiques dans l'alignement du torCHon. Il semblait trop grand pour jouer au hockey. Il était gauche, il manquait de coordination, de mobilité et de talent. C'est possiblement parce qu'il en arrachait et paraissait mal dans ce corps démesuré que des gens de l'ouest canadien ont éprouvé de la sympathie pour lui. Bien que l'on soupçonne plutôt que la naissance de ce fan club ne découle que d'une "joke" d'étudiants, de joyeux drilles en mal de divertissement ou d'une façon de se faire remarquer dans un loufoque carnaval comme il y en a souvent sur les campus universiraires. À cause de son rôle de bagarreur, les amateurs de hockey des autres villes de la LNH huaient Lupien et lui lançaient des objets de toutes sortes. Partout sauf au vieux Calgary Corral... Lors de ses passages dans cette ville, que ce soit dans l'uniforme du CH, des Whalers ou des Penguins, Lupien pouvait compter sur les membres de son fan club. Certains se déplaçaient même pour l'encourager durant les pratiques. Et si Gilles avait la chance de faire partie de l'alignement pour le match qui suivait, il bénéficiait du support inconditionnel de "ses" partisans. Quel réconfort de recevoir quelques tapes amicales dans le dos au lieu des projectiles et de l'hostilité habituelle des fans des autres équipes de la Ligue !



En 2007, coiffés de leur casquette identifiée à leur groupe, les membres du fan club de Lupien se sont réunis à Jaffray, en Colombie-Britannique, pour célébrer le 30e anniversaire de leur association. Même si Gilles comprend qu'il y a une connotation humoristique accolée à cet organisme destiné à lui rendre hommage, il se dit fier de son fan club. Lorsqu'on le questionne à savoir s'il ne trouve pas un peu étrange d'avoir, premièrement, un fan club et, deuxièmement, que ce club soit toujours actif après tant d'années, Lupien répond tout simplement non. Après tout ce n'est pas la seule marque d'affection qu'on lui a donnée. En son honneur, l'aréna de son coin de pays natal, Brownsburg, porte également son nom. Et, à partir d'aujourd'hui il est membre du HABS HALL OF SHAME ! Ce n'est pas rien ! Ha ! Ha ! Ha !